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Série de vols dans l’ouest du Maine-et-Loire : deux cambrioleurs condamnés... |
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L’enquête de la brigade de Saint-Georges-sur-Loire a permis d’interpeller les deux suspects. © Illustration CO
Plusieurs cambriolages avaient été commis à Champtocé-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Georges-sur-Loire en juin et juillet derniers. L’enquête des gendarmes a permis d’identifier deux mis en cause. Ils ont été condamnés mercredi 4 décembre à des peines de 18 et 20 mois de prison ferme.
Entre le 11 juin et le 1er juillet 2024, les cambriolages s’étaient multipliés dans les communes de Champtocé-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Georges-sur-Loire, dans l’ouest du Maine-et-Loire. À tour de rôle, neuf habitants avaient retrouvé leurs logements sens dessus dessous, leurs fenêtres ou leurs portes forcées au tournevis, leurs biens volatilisés. Les malfaiteurs ont dérobé bijoux, montres, parfums, vaisselle, outillage, électroménager, etc.
Sauf que les gendarmes de la brigade de Saint-Georges, chargés de l’enquête, ont été efficaces. Ils ont au fil du temps accumulé les éléments, grâce à des images de vidéosurveillance, des témoignages, plaque l’immatriculation, empreintes digitales, ADN.
Ils sont ainsi parvenus à identifier deux suspects. Stefanel (23 ans) et Costica (26 ans) ont été interpellés début décembre dans un camp de Roms à Nantes. Ils ont ainsi pu être jugés mercredi 4 décembre par le Tribunal correctionnel d’Angers.
Un ancrage dans la délinquance
Tous les deux ont reconnu leur implication et l’ont expliquée par un besoin d’argent
. Ils ont indiqué avoir revendu leur butin dans leur camp, contre quelques dizaines ou centaines d’euros.
La procureure, Salima Djeglou, a pointé leur ancrage dans la délinquance, un mode de vie
, et relevé l’important préjudice pour les victimes qui, au-delà des vols, ont vu l’intimité de leurs logements souillée. Deux peines de 18 mois de prison ferme ont été requises contre Stefanel et Costica, tous les deux déjà plusieurs fois condamnés pour des faits semblables.
En défense, Me Sarah Virrion et Me Noémie Ernoult ont tenté d’atténuer la sanction, assurant des regrets sincères des deux prévenus et soulignant la pauvreté dans laquelle ils vivent.
Le tribunal a finalement condamné Stefanel à 20 mois ferme et Costica à 18 mois ferme. Ils ont l’interdiction de paraître dans le Maine-et-Loire pendant cinq ans et devront indemniser les victimes.