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Municipales 2026. « Je suis Lamine de Trélazé » : originaire du Sénégal, ce maire a pris racine en Maine-et-Loire... |
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Lamine Naham, lors de la proclamation des résultats, au second tour des municipales, à Trélazé. Il a été élu maire avec près de 47 %. © Ouest-France
Après avoir remplacé l’ancien maire en cours de mandat, Lamine Naham a été élu pour la première fois au suffrage direct, à Trélazé (Maine-et-Loire). Portrait.
Dans la salle Aragon, à Trélazé, Lamine Naham est sur un nuage. Dans la triangulaire qui l’opposait à Rachid Belkala et Boris Battais (crédités respectivement de 31,49 % et 21,55 %), il a totalisé 46,97 %. Et donc remporté l’élection municipale, une première pour lui. En 2022, il était devenu maire, mais en succédant à Marc Goua, qui avait démissionné. Ces quatre dernières années, j’étais en apprentissage. J’ai beaucoup appris
Il se dit fier
d’être maire de cette vile atypique… comme son parcours. Lamine Naham est né au Sénégal, voici 53 ans. Mes racines sont africaines mais j’ai fleuri en France
, dit-il, avec un joli sens de la formule. Il revendique une tradition de solidarité
d’un côté, le vivre ensemble et la fraternité
de l’autre.
« Un maire qui n’est pas d’ici »
Progammé pour retourner dans son pays d’origine après ses études, ses plans initiaux ont été détournés par une jolie Mayennaise aux beaux yeux bleus
, devenue sa femme et la mère de leurs trois enfants. Je suis arrivé en France en 1992, pour faire mes études à l’université d’Angers, à l’âge de 20 ans
, rembobine-t-il. Maîtrise en AES (administration économique et sociale), option gestion des entreprises, diplôme d’expertise comptable et financière, le voici comptable.
Il s’installe avec sa femme à Trélazé, en 2005, dans le cadre du renouvellement urbain des Plaines. Vingt ans plus tard, je suis devenu maire de cette ville
. Avec une vraie satisfaction : Alors que l’on est en train de diviser les gens, les Trélazéens ont élu un maire qui n’est pas d’ici, mais qui s’appelle Lamine, comme la mine de Trélazé
, sourit-il. C’est hors de question de casser ce modèle social
martèle-t-il.
« On va essayer de construire… l’avenir surtout »
Le nouveau conseil municipal sera installé ce samedi 28 mars. Lamine Naham disposera de 25 sièges, Rachid Belkala, 5, Boris Battais, 3.
Rachid Belkala promet : On va essayer de construire… l’avenir surtout
. Quant à Boris Battais, il réclame un autre fonctionnement municipal, qui nous laisse de la place pour construire sur un certain nombre de projets
.