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Selon une étude, plus de la moitié des recruteurs ont déjà refusé un candidat après avoir consulté ses réseaux sociaux... |
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D’après une étude de la plateforme Indeed, plus de la moitié des recruteurs déclarent avoir refusé un candidat après avoir consulté ses réseaux sociaux. Photo d’illustration. © Marc Roger / Archives Ouest-France
D’après une étude de la plateforme de recherche d’emploi Indeed, de plus en plus de recruteurs consultent les profils des candidats sur les réseaux sociaux. Si ces vérifications ne sont pas systématiques en fonction du secteur d’activité, elles ont déjà amené plus de la moitié d’entre eux à écarter un postulant.
Les contenus publiés sur Internet peuvent être un véritable frein à l’embauche. Comme le rapporte Le Parisien Étudiant ce lundi 9 février 2026, une étude de la plateforme de recherche d’emploi Indeed menée auprès de 500 recruteurs français en 2025 montre que plus de la moitié d’entre eux (62 %) ont déjà refusé un candidat à cause de ses posts sur les réseaux sociaux.
Désormais, ce qu’on appelle la « e-réputation » est devenue un élément déterminant, au même titre que sa lettre de motivation ou son CV. En atteste les 80 % de recruteurs qui assurent consulter les réseaux sociaux des postulants pendant les phases d’embauche. 16 % d’entre eux le font même à chaque fois.
Des incohérences entre le CV et le profil
Le « screening social », à savoir la consultation des profils publics des candidats, est particulièrement courant dans les entreprises de taille moyenne. Lorsqu’on s’intéresse aux secteurs d’activité, on constate que dans le domaine juridique, il est réalisé constamment. Dans l’industrie manufacturière, l’architecture et la finance, ces vérifications sont effectuées par plus de 85 % des recruteurs.
Interrogés sur leur motivation, ces derniers expliquent s’intéresser à la personnalité et aux centres d’intérêt du candidat dans 40 % des cas, aux expériences et qualifications pour un tiers d’entre eux, vouloir détecter les risques ou des comportements problématiques (20 %) et jauger la capacité d’intégration dans l’entreprise (7 %).
Les candidats recalés le sont le plus souvent à cause d’incohérences entre leur CV et leur profil sur les réseaux (51 %), de comportements jugés non professionnels (47 %), de la publication de contenus inappropriés (36 %) ou de leur prise de position politique (20 %).