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Segré-en-Anjou Bleu : un plan de gestion pour cet espace naturel sensible réunissant plus de 250 espaces animales... |
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Le grand rhinolophe (ici en maquette à la maison de la Chauve-Souris de Kernascléden dans le Morbihan) est présent dans l’espace naturel sensible des vallons du Misengrain. © Archives Thierry Creux / Ouest-France
Jeudi 12 février 2026, le conseil municipal de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) a approuvé, à l’unanimité, une convention partenariale avec le département de Maine-et-Loire, afin de réaliser un plan de gestion sur le site minier des Vallons du Misengrain.
Classée espace naturel sensible (ENS), la vallée de Misengrain avait fait l’objet, en 2014, d’un premier plan de gestion sous la houlette des communes de Bouillé-Ménard, Bourg-l’Évêque, Combrée, Noyant-la-Gravoyère et Nyoiseau (Maine-et-Loire). D’une durée de cinq ans, celui-ci s’est achevé fin 2019.
Désireuse de relancer un plan de gestion sur la partie comprise dans son territoire - le site minier des Vallons de Misengrain (170 hectares) - la commune de Segré-en-Anjou Bleu a mandaté le CPIE (centre permanent d’initiatives pour l’environnement) Loire-Anjou. La gestion des ENS relevant des compétences du département de Maine-et-Loire, lequel met à disposition l’expertise de ses services et fournit un soutien financier, une convention partenariale doit être élaborée.
Appui technique et aide financière
Celle-ci stipule que la commune doit notamment se doter d’une instance de concertation adaptée, réunir le comité de pilotage au moins une fois par an ou encore sensibiliser le public. En contrepartie, le département s’engage à apporter un appui technique dans la mise en place des plans de gestion et d’actions, à mettre en œuvre un droit de préemption (à la demande de la commune) sur tout ou partie du périmètre de l’ENS.
Approuvée à l’unanimité (une abstention), la convention partenariale prévoit également une aide financière du département à hauteur de 80 % maximum pour l’élaboration du plan de gestion, 60 % maximum pour la mise en œuvre d’actions (inventaires, travaux de gestion, ouverture au public), 80 % maximum pour le soutien à l’acquisition.
257 espèces animales recensées
Cet ENS du Misengrain est l’un des 89 sites référencés de Maine-et-Loire, souligne Magali Boultoureau, adjointe à l’environnement. Il a un milieu atypique qui a été fortement modifié par l’homme, puis reconquis par la nature. Jusqu’ici, on a recensé 257 espèces animales.
Parmi celles-ci, une grande diversité de reptiles (vipère pléiade, couleuvre vipérine, couleuvre à collier…) et d’amphibiens, une centaine d’espèces d’oiseaux, mais aussi des animaux moins connus (lamproie de Planer, chauve-souris petit rhinolophe et grand rhinolophe…).