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Saint-Léger-des-Bois. Fin 2018, une plateforme logistique qui attend ses occupants... |
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De gauche à droite : Jean-Pierre Bernheim, président d’Aldev ; Romain Peyronie, directeur général de PRD ; Christophe Béchu et Stéphane Guéroult, de STAM Europe © Ouest-France
D’ici à la fin de l’année 2018, une plateforme logistique de 42 000 mètres carrés sortira de terre, dans la zone de l’Atlantique, à Saint-Léger-des-Bois, près d’Angers. Mais, pour l’instant, il n’y a personne pour occuper les locaux. Explications
Décidément, Saint-léger-des-Bois, c’est the place to be (1), en ce moment. Après Giffard, le liquoriste, en juin 2017 ; après Giphar, le pharmacien, à l’horizon 2019, une plateforme logistique sortira de terre fin 2018, dans la zone de l’Atlantique, située sur la commune à l’ouest d’Angers.
"Une année riche"
La nouvelle a été officiellement annoncée, hier, par Christophe Béchu, le président d’Angers Loire métropole, accompagné de Jean-Pierre Bernheim, président d’Aldev, et des acteurs du projet.
"Une très bonne nouvelle économique, comme dit Christophe Béchu. Le symbole d’une belle année 2018, qui sera riche en annonces de ce type." On a hâte d’en apprendre davantage. Vraiment.
25 millions d’euros
En attendant, le concret, c’est la construction, inédite, d’un bâtiment entièrement dédié à l’activité logistique, avec des équipements dernier cri et pourvu de 48 quais. Le tout, sur une surface de 42 000 mètres carrés, soit l’équivalent de cinq terrains de foot. Bref, un beau bébé. Coût de l’opération : 25 millions d’euros.
C’est la société d’investissement immobilier STAM Europe qui signe le chèque. Le promoteur constructeur PRD, leader français de l’immobilier logistique avec 3,5 millions de mètres carrés réalisés en 21 ans d’existence, se charge de la construction. Les travaux commenceront la semaine prochaine.
Un investissement "à risque"
Il y a donc celui qui paie, celui qui fait… Et celui qui occupe, alors ? Pour l’instant, c’est bien simple : il n’y a… personne. "C’est ce qu’on appelle un investissement à risque", explique Romain Peyronie, directeur général de PRD. Et le risque, en l’occurrence, c’est STAM Europe, le financeur, qui le prend en achetant le bâtiment sans avoir trouvé, au préalable, une, ou plusieurs, entreprise(s) pour l’occuper. Et payer les loyers.
"Risque mesuré"
Néanmoins, comme l’assure Stéphane Guéroult, directeur asset management logistique de la société d’investissement, ce risque "est mesuré". Et Romain Peyronie d’ajouter : "Si STAM Europe investit 25 millions à risque, c’est que, justement, il n’y en a pas. Ce bâtiment va se louer."
Christophe Béchu, quant à lui, se montre serein : "99 % des 3,5 millions de mètres carrés construits par PRD sont pleins. Tout cela ne fait que confirmer notre confiance." Et puis… fermez le ban.
"La chance sourit aux audacieux"
Car on n’en saura pas vraiment plus sur d’éventuels locataires du bâtiment. Si ce n’est un laconique : "Nous avons des discussions." Et un enthousiaste : "La chance sourit aux audacieux", en guise de conclusion…
Quoi qu’il en soit, c’est un joli coup pour l’agglomération d’Angers, qui ne cache pas avoir fait des pieds et des mains pour accueillir le projet de PRD et STAM Europe. 18 mois de négociations et de démarches ont été nécessaires.Au bout, comme le souligne Romain Peyronie : "Un changement de division pour Angers, dans le domaine du transport et de la logistique."
Angers à la bonne place
Si Angers a su séduire PRD et STAM Europe, c’est, au-delà de l’investissement des élus et des services de développement économique locaux, parce que la ville est, tout simplement, à la bonne place. "Elle se trouve à 100 km, ou moins, de toutes les grandes villes de l’Ouest. Elle est également la plus proche de Paris", comme le précise Romain Peyronie. Bref, elle a de quoi séduire.
Une première annonce, pas la dernière…
Et ce n’est pas Christophe Béchu qui dira le contraire. Car il n’a pas tout dévoilé… "Cette annonce était la première de l’année 2018, souligne-t-il. Ce ne sera pas la dernière." Qui s’en plaindra ?
(1) L’endroit où il faut être