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Saint-Léger-de-Linières. Une balade automnale pleine d’enseignements... |
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Monique Davard botaniste passionnée de biodiversité a accompagné un groupe dans les sentiers du bois de Linières à la recherche des baies et fruits sauvages dont les oiseaux sont friands. Elle a mis en lumière l’extraordinaire interdépendance existant entre les plantes. © CO
Après l’inventaire participatif des arbres remarquables, le pilotage d’un Atlas de biodiversité intercommunal dit ABCI a été confié à Angers Loire Métropole. Le premier rendez-vous était fixé ce samedi 26 octobre, il avait pour objet une balade automnale dans le bois de Linières, il a été animé par Monique Davard botaniste passionnée à la Maison de l’environnement à Angers.
La biodiversité qui était ce samedi le sujet principal de cette balade dans le bois, recouvre bien d’idées parfois un peu confuses mais Monique Davard a dit de sa petite voix mais fermement, « les vers de terre et les moustiques aussi désagréables soient-ils, ont leur place dans le système. »
La botaniste conductrice du groupe entendait cependant mettre l’accent sur la strade herbacée qui constitue l’étage inférieur de la forêt et plus exactement sur les fourrés et les haies, lieux grouillant de vie végétale et animale.
Dans un passé récent, ils délimitaient champs et prairies. Elle cite et montre les jeunes rameaux du charme recouverts d’une légère toison, elle s’attarde avec le houx très proche parent du maté sud-américain et qui fournit un thé léger avec ses feuilles desséchées, elle remarque un jeune alisier dont les jolies fleurs blanches lorsqu’elles s’épanouissent en juin, sécrètent un nectar apprécié par les abeilles. C’est toute une énumération qui passionne un public très à l’écoute.
On a fait une pause autour d’un arbre têtard qu’emmitoufle un lierre généreux et protecteur. « Le tronc est creux et abrite toute une faune d’insectes mais également les oiseaux. Il est porteur pour une plante persistante qui lui assure une autre vie », assure la botaniste soucieuse de rétablir une vérité et qui emmène sa troupe au pied d’un grand chêne au pied duquel on a déniché un joli bolet. « Tous deux font bon ménage, car sous vos pieds, s’étend le mycélium qui se développe au contact des racines et qui puise dans la terre l’eau et les éléments minéraux nécessaires à l’arbre. »
On écoute un brin ébahi, on est sous le charme de la conteuse, on a promis de revenir pour la balade hivernale.