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Saint-Léger-de-Linières. Quand les Américains sont arrivés…... |
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Les gendarmes, Franck Poquin, maire de Saint-Léger-de-Linières, ceint de l’écharpe tricolore, et Philippe Chopin, préfet de Maine-et-Loire, écoutent le discours de Martine Richoux présidente de l’AAPA à l’occasion de cette cérémonie. © CO
Un camp militaire américain avec Jeep si familière, camion Dodge au doux ronronnement, half-track semi-chevillé décisif dans les terrains marécageux, maquette sur les événements du pont de Pruniers racontés par Martine Richoux, présidente de l’AAPA (Association des amis du Petit-Anjou), occupation du bureau de la gare de la Roche par les éléments avancés de l’armée américaine… Tout a été mis en œuvre pour revivre une période trouble et pourtant si glorieuse.
Les premiers chars américains arrivent le 7 août
Franck Poquin, maire de Saint-Léger-de-Linières, en a raconté en détail les péripéties.C’est le chauffeur de la micheline du Petit-Anjou qui répand la nouvelle le dimanche 6 août 1944. « Les Américains sont à Candé ! » crie-t-il de sa cabine. Les premiers chars arrivent dès le 7 août au carrefour de la Croix-de-Lorraine à la Roche, l’état-major américain s’installe au château de Bel-Air. Les Allemands ayant fait sauter le pont routier de Bouchemaine, les Américains doivent prendre le pont de chemin de fer de Pruniers trouvé intact par une de leurs patrouilles. L’assaut est donné dans la soirée du 8 août. Mission accomplie au petit matin malgré les vigoureuses contre-attaques allemandes. La voie est ouverte. Durant les journées des 9 et 10 août, les Américains avancent dans les prairies de la Baumette de Sainte-Gemmes-sur-Loire, à Avrillé, dans les faubourgs d’Angers et sur les bords de la Maine. Ils entrent dans le centre-ville le 10 août en fin d’après-midi. La liesse se répand dans une ville libérée.
« Comme vous pouvez le constater, poursuit Franck Poquin, cette libération n’a pu se faire sans un ouvrage d’art clé, le pont de Pruniers. Il a une place particulière dans l’histoire de l’Anjou car il incarne cette libération mais aussi l’axe de chemin de fer permettant le franchissement de la Maine. » Et le maire de remercier, au terme de son discours, l’AAPA pour toutes les actions de mémoire mais également de restauration du patrimoine ferroviaire qui sont menées sur le site de Saint-Léger-de-Linières.
Rectificatif
Une erreur s’est glissée dans l’article paru jeudi 15 août intitulé : « Une commémoration pour la liberté ». C’est Franck Poquin, maire de Saint-Léger-de-Linières, qui a relaté brillamment avec force détails la prise du pont ferroviaire de Pruniers par les Américains et non Mikaël Billot, maire délégué de Saint-Léger-des-Bois, absent d’ailleurs ce jour-là à cette cérémonie.