|
Saint-Léger-de-Linières. Le Petit-Anjou, un train au cœur de la Libération... |
1
Martine Richoux (en habit d’époque), présidente de l’Aapa, Philippe Chopin, préfet de Maine-et-Loire, et Franck Poquin, maire de Saint-Léger-de-Linières et conseiller départemental. © CO
Philippe Chopin, préfet de Maine-et-Loire, était présent samedi 10 août au matin à la gare du Petit-Anjou « pour l’ouverture de nos festivités à l’occasion des 80 ans de la Libération de l’Anjou », s’est félicitée Martine Richoux, présidente de l’Aapa (Association des amis du Petit-Anjou). Un petit événement qui restera gravé dans les mémoires mais aussi dans l’épopée vécue par tous les amoureux d’une époque nostalgique bousculée par un fait de guerre sanglante.
Samedi 10 août, c’était l’effervescence au site de la Roche à Saint-Jean- de-Linières, où se sont déroulées durant deux journées les festivités ayant pour objet les événements de 1944. L’Aapa a intitulé l’événement « Le Petit-Anjou : un train au cœur de la Libération ». « Pourquoi ce titre ? », a questionné Martine Richoux, en habit d’époque, en empoignant le micro. « Le 10 août 1944, sur le pont de Pruniers emprunté par le Petit-Anjou, le seul pont debout sur la Maine, les Alliés, prévenus à temps par les Résistants, ont pu éviter sa destruction. Les Allemands avaient poussé sur ce pont un wagon à bestiaux chargé sans doute d’explosifs à seule fin de tout faire sauter. En alerte, la troisième colonne de Patton, qui n’avait pas prévu de passer par Angers, autrement dit de contourner la ville, saisissait l’occasion de s’emparer du pont. Après de violents combats, celui-ci est resté debout, ouvrant la route vers Angers délivrée quelques jours plus tard. »
Peu après, la voie détériorée ayant été remise en état par les cantonniers, le Petit-Anjou reprenait du service, rejoignant Pruniers et Angers pour le plus grand bonheur des voyageurs et gens de la campagne qui ravitaillaient la grande ville en fruits et légumes et volailles de toutes sortes.