|
Saint-Léger-de-Linières. Le fado envoûtant de Maria Pereira, samedi soir... |
1
Le frisson à fleur de peau, l’émotion au bord des lèvres, Maria Pereira, venue de son Portugal natal, rend la tristesse belle et sensuelle. Elle insuffle cependant au fado une touche d’allégressequ’accompagne la guitare à douze cordes métalliques. © DR
L’association Clap (Culture Linières animation programmation) offre à son public une soirée exceptionnelle dans le souvenir d’Amalia Rodrigues aux accents déchirants.
Rendez-vous samedi
C’est Maria Pereira, issue du même peuple qui chante le fado avec les mêmes vibrations et les mêmes émotions et qui se produira ce samedi 22 mars sur la scène de l’Espace Galilée à Saint-Jean-de-linières.
Le fado, né au début du XXe siècle dans les quartiers populaires de Lisbonne, est sans doute le chant qui reflète le plus l’âme portugaise et que Maria Pereira entend faire partager. Il exprime la nostalgie qu’engendrent les difficultés de la vie, un désir inassouvi, le départ d’un être cher, l’exil. Drapée dans un long châle noir, Maria entre en scène dans une apparition envoûtante et presque féerique, elle chante avec des frissons dans la voix, évoquant les tourments de l’amour, les vicissitudes de la vie, les coups du destin. Sa main se crispe sur sa poitrine puis décrit de larges mouvements tandis que dans l’ombre, les guitares à douze cordes métalliques accompagnent la scène, donnant à la voix une sensibilité profonde et d’une grande douceur.
Il n’empêche, la chanteuse joue une autre variante peut-être pour mettre en valeur le sens pathétique du fado, insufflant dans son chant une touche d’allégresse qui, assure-t-elle, « rend la tristesse belle et sensuelle. » Une audace que le public appréciera pleinement parce que le fado, autrement dit le destin, réserve parfois un adoucissement ou une revanche dans les tourments de la vie.
Samedi 22 mars à 20 h 30, Espace Galilée à Saint-Jean-de-Linières. Tarifs : 12 et 8 €. Réservations ; 02 41 39 72 29 ou 06 95 72 50 58 ou sur le site : www.clapstjean.com