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Saint-Léger-de-Linières. La permaculture, le jardinage vert... |
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Les plants de pommes de terre sont protégés par le paillis étendu sur les arceaux. © CO
Les jeunes du club nature de la commune ont mis à profit leurs vacances pour découvrir, via la plantation de pommes de terre, la permaculture, une forme de jardinage écologique.
Le club nature junior de Saint-Léger-de-Linières réserve toujours des surprises aux jeunes adolescents avides de découvertes diverses ayant un rapport avec le paysage environnant.
Au cours des dernières vacances scolaires, ils ont enterré des plants de pommes de terre qu’ils ont abrités. Un mode de culture innovant que Guy Beuzeval, le responsable de l’activité, leur a enseigné et auquel il a donné le nom savant de permaculture.
Aucun engrais, aucun produit chimique
Un mot un peu mystérieux mais qui cache une réalité. « La permaculture s’inspire des écosystèmes naturels, a dit Guy Beuzeval à des élèves attentifs et impatients. Pas besoin d’un labourage profond qui pourrait déranger les vers de terre, nos amis parce qu’ils aèrent la terre en creusant des galeries, libérant le gaz carbonique nocif. Un ratissage en surface pour enlever les mauvaises herbes suffira. »
Il faisait un brin frisquet ce matin-là lorsque la petite troupe d’une vingtaine d’adolescents s’est attelée à cette mission étonnante. Ils ont donc ratissé consciencieusement la parcelle de terrain, préparé un matelas de brindilles et de fumure dans lequel ils ont glissé les pommes de terre de semence, planté les arceaux qu’ils ont habillés d’un manteau de paille par crainte des gelées.
La permaculture n’utilise aucun engrais, aucun produit chimique, n’abandonne aucun déchet. Les jardiniers en herbe sont fiers. Ils suivront la croissance des plantes et récolteront de beaux légumes.
Ensuite, les ados ont fabriqué un nichoir en osier pour mésanges bleues ou charbonnières. L’hiver, ces oiseaux picorent les graines et boules graisseuses mises à leur disposition dans un coin de jardin. « Elles sont familières mais ne tiennent pas en place. Elles se chamaillent parfois », disent les enfants en riant.
Ils ont coupé les brins d’osier, glissé et collé les tiges dans les trous, pris soin de laisser une ouverture suffisante, consolidé l’ensemble. Ils étaient guidés dans leur travail par des grandes personnes prêtes à secourir des mains maladroites. Un grand rapprochement s’est établi entre deux générations.
Le club nature junior est rattaché au groupement d’intérêt cynégétique (GIC) de l’Auréole de Saint-Léger-des-Bois. Il est régi par l’association Faune sauvage.
Créé en 2010 sous l’impulsion de Fernand Thiéry et Daniel Bénéteau, il est animé aujourd’hui par de jeunes retraités expérimentés. Lesquels diffusent leur savoir-faire acquis au fil de leur propre existence.
Un seul souci anime le club : rapprocher tous ces jeunes de la nature et du monde sauvage dont ils sont privés du fait de l’urbanisation du territoire.