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Restructuration de Charal à Sablé : l’abattage des bovins réparti dans quatre sites de l’Ouest... |
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Quatre sites devraient récupérer les bovins qui ne seront plus abattus à Sablé-sur-Sarthe. Parmi eux, celui de La Châtaigneraie, en Vendée. © Ouest-France
Quatre sites devraient récupérer les bovins qui ne seront plus abattus à Sablé-sur-Sarthe. Parmi eux, celui de La Châtaigneraie, en Vendée.
La nouvelle a été annoncée aux salariés de Bigard il y a quelques semaines : le groupe se restructure. Le site sarthois de Sablé-sur-Sarthe devrait arrêter l’abattage de bovins, au profit d’activités logistiques : 200 postes sont menacés. Mais quelles conséquences cette restructuration aura-t-elle sur les autres sites du groupe, comme l’abattoir Charal de La Châtaigneraie, en Vendée ?
Selon nos informations, les 1 400 bovins abattus par semaine à Sablé devraient être répartis entre quatre sites du groupe : Socopa-Viandes à Cherré (Sarthe), filiale du groupe Bigard, l’abattoir Charal de Cholet (Maine-et-Loire), l’abattoir de Quimperlé (Finistère) et celui de La Châtaigneraie (Vendée).
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L’abattoir vendéen de La Châtaigneraie compte actuellement une ligne dédiée aux ovins et une aux bovins. Entre 130 et 150 personnes y travaillent. La restructuration devrait conduire à la fermeture de la ligne ovine : les agneaux devraient être désormais transportés à l’abattoir du Vigeant (Vienne), acquis par le groupe Bigard en mai dernier.
L’effectif bovin abattu chaque semaine passerait de 500-600 à environ 900 animaux. Il n’y aurait donc pas de risque sur l’emploi. La direction de Bigard n’a pas accepté de communiquer. Depuis le site du groupe à Quimperlé, Xavier Morvant, coordinateur de la CGT dans le groupe Bigard, s’interroge, lui, « sur l’afflux supplémentaire de bêtes sur des sites qui ont déjà du mal à recruter. Comment vont-ils pouvoir s’organiser s’ils n’ont pas suffisamment de personnel ? »
Ces restructurations, communes à toute la filière viande, ont pour contexte la baisse de production et de consommation de viande, liées à la chute du nombre d’agriculteurs et aux changements d’habitudes alimentaires. Les abattoirs français tentent de se réorganiser, faisant en sorte, notamment, d’augmenter les capacités de production de chacun des sites.