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Baptême par immersion, dimanche, dans le baptistère de l<¤>église baptiste du Colombier, à Angers. Pour symboliser complètement le geste, la tête de la personne baptisée est inclinée en arrière jusque sous l<¤>eau. Ici, le baptême est donné par un simple paroissien, non pas un pasteur.
Trois femmes et un homme ont été baptisés par immersion, dimanche, au cours d'un culte, dans le baptistère de l'église protestante de la rue du Colombier, à Angers.
« Cela se produit deux ou trois fois par an, explique le pasteur Bernard Delépine; avec deux ou trois personnes par baptême. » Dimanche, quatre adultes ont été entièrement plongés dans le baptistère, comme c'est l'habitude pour ces chrétiens, à l'église baptiste de la rue du Colombier, à Angers.C'est justement l'une des caractéristiques de cette Église protestante (celle à laquelle appartenait, comme pasteur, Martin Luther King) d'attacher de l'importance au baptême, au point de le réserver aux adultes. « Au moins aux jeunes assez mûrs spirituellement et dans la gestion de leur vie », précisait hier Luc, l'un des paroissiens qui animait la cérémonie angevine.L'Église baptiste, avec deux pasteurs, Bernard Delépine et Yannick Lefeuvre, compte en Anjou quatre lieux de culte: Angers, rue du Colombier; Cholet; Segré; Gennes. « Nous réfléchissons à une seconde église sur Angers, au Lac-de-Maine », annonce Bernard Delépine. Elle compte 150 membres baptisés, mais elle est fréquentée, estime le pasteur, par 600 à 700 personnes dans le département.Dimanche, quatre adultes ont donc rejoint cette église par le baptême: Angélique, 18 ans; Sala, 21 ans; Marie-Cécile, 52 ans; Stéphane, 36 ans.Dans le Louet ou au Lac-de-MaineLeurs motivations· « Un acte de confiance et un acte concret de foi », explique l'une, au cours de la cérémonie, comme « une paix intense, une libération » après des années « emplies de crainte et d'angoisse ». Fort, aussi, cet autre témoignage, quand la communauté devient, avec l'aide d'une famille d'adoption, comme une famille spirituelle, « où l'on a vraiment confiance en Dieu », en substitution de cette famille où, enfant, l'on a pu souffrir de violences paternelles. Le choix du baptême, c'est aussi celui qu'a permis, en dépassant des réticences initiales, le partage de la foi avec le conjoint. Enfin, quatrième témoignage, c'est la découverte que les chrétiens « ne sont pas tous des coincés », et que le baptême n'est en rien un obstacle à une jeunesse de vie. La vie, du reste, elle rythme avec la vivacité de la jeunesse les célébrations chez les Baptistes. Le chant, la musique (avec batterie, guitare électrique et synthétiseur) ont une longue place dans la prière. On frappe dans les mains; des bras se lèvent en louange. Les corps, même sous les cheveux blancs, swinguent volontiers en chantant. Une prière joyeuse qui n'est sans doute pas, observe le pasteur Delépine, sans influence sur la fréquentation de l'église par de nombreux jeunes.Des baptêmes par immersion, il arrive, au beau temps, pour retrouver la façon de faire du temps du Christ, dans le Jourdain, qu'ils soient donnés dans des plans d'eau ou des rivières. « Nous en avons fait, c'était notre premier, dans le Louet à Rochefort, se souvient Bernard Delépine; puis aux Sablières d'Écouflant et au Lac-de-Maine. » Lui-même a eu l'occasion, ces dernières années, au cours de voyages qu'il animait en Palestine, d'en donner dans le Jourdain. Hier, c'est lui qui a assuré le prêche. Mais, autre caractéristique de l'église baptiste angevine, explique-t-il, « je n'en assure désormais, ici, que quatre ou cinq dans l'année ; nous avons formé au prêche une vingtaine de personnes ». De même, les paroissiens, comme c'était le cas hier, assurent aussi eux-mêmes des baptêmes. Et c'est l'un d'eux qui, ce dimanche, a expliqué le sens de la cérémonie, en citant une lettre de l'apôtre Pierre: « Le baptême n'est pas une purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu. »Alain BODY.
Ouest-France
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