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Près d’Angers, pourquoi les intérimaires et les salariés en CDI font grève à Kuehne-Nagel... |
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Les grévistes occupent pacifiquement la "dalle" de la plateforme logistique depuis le lundi 29 janvier 2024 à Verrières-en-Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire). © DR
Depuis le lundi 29 janvier 2024, la moitié des effectifs de la plateforme logistique gérée par Kuehne + Nagel, à Verrières-en-Anjou (Maine-et-Loire), est en grève. Explications.
On ne voit pas ça tous les jours. Depuis le lundi 29 janvier 2024, 200 intérimaires et salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) sont en grève au sein de la plateforme logistique gérée par l’entreprise spécialisée Kuehne + Nagel à Verrières-en-Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire). Soit près de la moitié des effectifs totaux (400 personnes, dont la moitié en intérim).
L’augmentation des cadences a « mis le feu aux poudres »
Si l’activité n’est pas entravée par le mouvement, ce dernier s’inscrit dans la durée. « La direction régionale a demandé aux employés d’augmenter les cadences, relève Nathalie Boumenir, déléguée syndicale CGT. C’est ça qui a mis le feu aux poudres ; les ouvriers et ouvrières en CDI (contrat à durée indéterminée) mais aussi les intérimaires ont décidé de dire stop à cette surexploitation. »
Les grévistes dénoncent des conditions de travail dégradées et des salaires qui ne suivent pas. « Ils réclament le renoncement à l’augmentation des cadences, l’embauche de tous les intérimaires qui le souhaitent - 95 embauches - et l’augmentation générale des salaires de 250 € brut », poursuit la déléguée syndicale.
Les négociations, entamées dès lundi avec la direction n’ont, pour l’heure, pas abouti.