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Premiers plans : les Ateliers d’Angers ont épaulé 150 jeunes cinéastes en vingt ans... |
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Claire Lambry est la coordinatrice des Ateliers d’Angers. © Ouest-France
Créés en 2005 par Jeanne Moreau et le festival Premiers plans, les Ateliers d’Angers (Maine-et-Loire) ont accompagné 150 cinéastes dans l’élaboration de leur premier long métrage. Point d’étape avec Claire Lambry, leur coordinatrice.
Créés en 2005 par Jeanne Moreau et le festival Premiers plans, qui se déroule du 18 au 26 janvier, à Angers (Maine-et-Loire), les Ateliers d’Angers (Maine-et-Loire) ont accompagné, en l’espace de vingt ans, 150 cinéastes dans l’élaboration de leur premier long métrage. Explications avec Claire Lambry, coordinatrice de cette résidence.
Les Ateliers d’Angers, qu’est-ce que c’est ?
C’est une résidence, créée par Jeanne Moreau et Premiers Plans, pour les cinéastes qui souhaitent réaliser leur premier long métrage. Ils doivent déjà être auteurs d’un court métrage, être accompagnés par une société de production et avoir une ébauche de scénario. Cette année, ils sont cinq, pas tous au même stade de développement, mais ils sont là pour commencer à imaginer leur film concrètement. Depuis 2022, ces ateliers ont lieu durant la semaine du festival Premiers plans, pour maximiser les rencontres.
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Qu’apportent-ils à ces jeunes réalisateurs ?
Ils les aident à sortir un peu de l’écriture et à se projeter. Par exemple, l’échange avec une directrice de casting leur permet de réfléchir aux comédiens qu’ils souhaitent avoir, un compositeur pour imaginer la musique, etc. Quand certains sont un peu bloqués, ça leur donne un nouvel élan, puisqu’ils ne sont pas tous seuls. Avant d’arriver à Angers, tous les intervenants et les résidents ont lu les scénarios des autres. Ces regards permettent de voir des choses qu’ils n’avaient pas vues. Jeanne Moreau était très attachée à ces échanges qui rythment aujourd’hui leur semaine. Ils discutent entre eux, avec le public lors des conférences, et individuellement avec les professionnels.
Vingt ans après les débuts, quel est le bilan ?
On est fiers d’avoir accompagné 150 cinéastes, dont beaucoup sont aujourd’hui reconnus à travers l’Europe, tels que Lukas Dhont (Girl), Rebecca Zlotowski (Belle épine), Juho Kuosmanen (Olli Mäki)… Beaucoup sont reconnus par la critique, certains sont même primés. On n’a pas la prétention de dire qu’on les aide à faire un film, mais simplement que l’on favorise les rencontres qui peuvent faire avancer un projet. Ou en faire naître un nouveau, puisque des amitiés et des collaborations se nouent.