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Premier semestre 2025 difficile pour Manitou, victime d’un « contexte de marché incertain »... |
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Manitou espère profiter de la « baisse des taux d’intérêt et de l’inflation » au deuxième semestre, particulièrement en Europe. © OUEST FRANCE
Le géant ancenien de la manutention a vu son bénéfice baisser de 60 % par rapport à 2024. Mais le groupe espère se rattraper au deuxième semestre, grâce à un carnet de commandes bien rempli.
Le leader mondial de la manutention tout terrain, basé à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique), a connu un premier semestre 2025 difficile. Manitou annonce un résultat net de 32,7 millions d’euros, en baisse de 60 % par rapport au premier semestre 2024 (81,8 M€).
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Sur la même période, le chiffre d’affaires du groupe est en recul de 9,1 %, avec 1,275 milliard d’euros (1,470 milliard en 2024). Une baisse atténuée au deuxième trimestre, avec 675 millions d’euros de chiffre d’affaires (-6,5 %). « L’activité affiche un repli par rapport à un premier semestre 2024 particulièrement dynamique » , reconnaît Michel Denis, directeur général de Manitou. Les résultats de 2024 avaient presque égalé le record historique de 2023. En mars dernier, le groupe s’attendait à un résultat opérationnel courant — le bénéfice dégagé avant intérêts et impôts — équivalent à 5,5 % du chiffre d’affaires. Pour l’instant, il s’élève à 5,1 %.
Les annonces américaines
Comment expliquer ces difficultés ? Le groupe pointe du doigt « le contexte de marché incertain » qui provoque un « attentisme de certains acteurs, notamment des loueurs » . En conséquence, Manitou avait dû réduire la production l’an dernier. La conjoncture ne devrait d’ailleurs pas s’améliorer, s’inquiète Michel Denis : « Les annonces américaines sur les droits de douane peuvent entraîner des modifications de marché difficilement anticipables. »
Pourtant, le dirigeant garde espoir de « compenser la baisse d’activité au second semestre », et compte toujours réaliser un chiffre d’affaires annuel équivalent à 2024. Les prises de commandes de machines s’élèvent à 450 millions d’euros au deuxième trimestre, contre 86 millions l’année dernière sur la même période, et font miroiter une activité plus forte en deuxième partie d’année. Par ailleurs, l’entreprise continue à réduire sa dette (-24 % en un an), qui atteint désormais les 299 millions d’euros.