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Pratique du vélo au sein d’Anjou Bleu communauté : que dit l’enquête ?... |
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Selon l’enquête réalisée, 56 % de la population habitant à moins de cinq minutes à vélo d’une école primaire, « la mobilité scolaire est un levier fort de changement de comportement. » (photo d’illustration) © Archives Ouest-France
Afin de mettre en place son schéma directeur cyclable, adopté mardi 13 février, Anjou Bleu communauté (Maine-et-Loire) a notamment réalisé une enquête auprès de sa population. Quelles grandes lignes en sont ressorties ?
Dans le cadre de l’élaboration de son schéma directeur cyclable, une enquête a été réalisée sur les pratiques du vélo au sein d’Anjou Bleu communauté (Maine-et-Loire), entre mi-mars et mi-avril 2023. Au total, 390 personnes ont répondu. « Cette participation remarquable – plus de 1 % de la population – permet de retirer des tendances et beaucoup d’informations utiles sur les pratiques du vélo à l’échelle du territoire » , est-il décrit dans le rapport réalisé par BL évolution, cabinet de conseil pour la transition écologique.
48 % des répondants n’utilisent jamais ou que très rarement le vélo
Parmi ces répondants, 223 femmes (57,5 %), une majorité de 25-49 ans (51 %) mais aussi 35 % de 50 ans et plus, et 14 % de moins de 25 ans. Près de la moitié n’utilise jamais (27 %) ou que très rarement (21 %) de vélo pour leurs déplacements quotidiens. Et 20 % ne le font que pendant les vacances et les week-ends. Seuls 12 % s’en servent quasi quotidiennement et 20 % une à deux fois par semaine.
Les principaux motifs de déplacement chez les répondants usagers réguliers sont (plusieurs réponses possibles) : se rendre à une activité de loisirs en soirée ou le week-end (137 réponses), effectuer certaines courses à proximité (93), aller voir un ami (76), au travail (65), se balader ou faire du sport (31), emmener les enfants à l’école (13), rejoindre un mode de transport collectif (8).
En cumulant ces différents motifs, Segré est, et de très loin, la destination principale avec 900 déplacements. À elles d’eux, Ombrée-d’Anjou et Candé en totalisent 159. Les résultats ne laissent qu’une faible part aux autres communes.
« Un fort potentiel de développement »
Néanmoins, l’étude note « un fort potentiel de développement du vélo dans le territoire pour toutes sortes de motifs ». Notamment pour aller faire des courses de proximité (144), se rendre chez un ami (138), au travail (99) ou emmener ses enfants à l’école (38).
Le rapport réalise notamment un zoom sur l’accessibilité des écoles primaires : 56 % de la population habitent à moins de cinq minutes à vélo de l’une d’elles. « La mobilité scolaire est un levier fort de changement de comportement, et le maillage fin des établissements dans le territoire d’ABC renforce la pertinence d’agir sur ce levier. »
Des « freins » à lever
Il existe toutefois plusieurs « freins » à cette demande, selon cette enquête. En premier lieu la sécurité, pour 59 % des répondants, qui « déplorent un manque d’infrastructures sécurisées », à la fois sur les routes de liaison entre les communes et au cœur de celles-ci. La météo est citée comme second frein par un tiers de l’échantillon. Sont également avancées les distances trop longues, la fatigue ou encore la difficulté à transporter des enfants. Mais aussi « le manque de stationnements sécurisés » pour 32 % des répondants.
Autant de freins qu’Anjou Bleu communauté va tenter de lever à travers son schéma directeur cyclable.