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PORTRAIT. Rémi Parmentier, de l’itinérance à l’enracinement... |
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Après sept années de voyage à travers le monde pour découvrir diverses pratiques agricoles, Rémi Parmentier s’est enraciné à Cheffes, dans la pépinière de l’Écotière. © CO
À Cheffes (Maine-et-Loire), la pépinière bio L’Écotière ouvre ses portes les 4 et 5 avril 2025. À sa tête, Rémi Parmentier, arboriculteur passionné qui mêle biodiversité et partage.
Rémi Parmentier n’a pas le parcours classique d’un pépiniériste. Après sept ans de voyages et d’expériences agricoles, il a posé ses bottes à Cheffes. Là , il a repris L’Écotière, une pépinière à son image.
 Mon projet a démarré avec l’envie de replanter des haies et d’agir pour la biodiversité, explique-t-il. J’ai commencé par les fruitiers, plus simples à mettre en place.Â
Aujourd’hui, il cultive plus de 250 variétés : arbres fruitiers, petits fruits, plants aromatiques et potagers, mais aussi des espèces anciennes et locales, adaptées au climat.  Je veux remettre un peu de nature dans les jardins, mais aussi dans les têtes, poursuit-il. Quand on plante un arbre, on commence déjà à penser autrement.Â
Rémi Parmentier travaille seul, dans une logique à taille humaine. Il reçoit des écoles, soutient les associations locales, et conseille avec le même soin  ceux qui plantent cinquante arbres et ceux qui n’en prennent qu’un. Souvent, ce sont eux qui y mettent le plus d’attention.Â
Une pépinière ancrée localement
L’Écotière n’est pas qu’un lieu de production, c’est aussi un espace de dialogue et de pédagogie. Rémi aime prendre le temps d’échanger, de transmettre les gestes et les savoirs liés à la culture des arbres.  Je suis convaincu que la reconnexion au vivant passe par des expériences concrètes, pas par des injonctions. Planter, c’est déjà faire un pas.Â
Il défend une approche simple et rassurante :  Beaucoup de gens veulent planter, mais hésitent. Ils ont peur de se tromper. Il faut démystifier. Ce n’est pas si compliqué.Â
Et de compléter : C’est souvent en jardinant qu’on devient jardinier…Â
Des journées pour découvrir et oser
Les 4 et 5 avril, il organise les journées portes ouvertes à L’Écotière. Au programme : visites libres ou guidées, échanges personnalisés, et une démonstration de greffe le samedi matin.  On attend beaucoup des politiques publiques, mais 90 % des sols en France sont privés
, rappelle-t-il. Le changement passe aussi et surtout par les particuliers.Â
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