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Pompiers, policiers, gendarmes, hélicoptères … Des moyens exceptionnels déployés face aux inondations en Maine-et-Loire... |
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Durant l’ensemble de l’épisode d’inondations, ce sont 397 sapeurs-pompiers du Maine-et-Loire et d’autres départements qui ont été mobilisés. © LAURENT COMBET
Après quinze jours de crue et d’inondations en février, les cours d’eau du Maine-et-Loire ont regagné leur lit en ce début du mois de mars. Les sinistrés ont regagné leurs logements et constaté les dégâts. Les opérations de pompage et de nettoyage se poursuivent. Et des bilans sont d’ores et déjà tirés. Dont la mobilisation remarquable des bénévoles, agents territoriaux et services de secours.
Des villages évacués, des routes submergées, des ponts fermés, des habitations et commerces inondés. Durant deux semaines, le Maine-et-Loire a vécu au rythme de la crue. Celle de la Loire, mais aussi de la Sarthe, la Mayenne, la Maine. Dans les flots et le tumulte, dès les premiers débordements des cours d’eau, la solidarité s’est mise à l’œuvre. Celles des habitants des communes isolées, comme à Béhuard, Chalonnes ou encore Rochefort-sur-Loire, où la barque des uns permettait aux autres de se déplacer. Comme à Cheffes, où les habitants poussés à abandonner leur logement ont pu trouver du réconfort chez leurs proches.
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Et il y a eu, avant même que la situation ne devienne critique, une mise en action des autorités. Dans les communes touchées, les agents municipaux ont prêté main-forte à la population pour mettre leurs logements en sécurité, pour surélever leurs meubles, installer des parpaings et bastaings dans les rues inondées. Les agents départementaux se sont, eux, assurés de bloquer les routes et ponts devenus impraticables. Les associations, comme la Croix-Rouge, ont proposé un soutien psychologique et une aide matérielle, en mettant en place des centres d’accueils pour les sinistrés puis, l’épisode de crue passé, en les aidant à nettoyer leurs logements.
Près de 400 pompiers, dont une centaine de l’extérieur
Les services de l’État n’ont, bien sûr, pas été en reste. À l’heure des comptes, la préfecture indiquait que 286 sapeurs-pompiers du SDIS de Maine-et-Loire (Service départemental d’incendie et de secours) épaulés par 111 sapeurs-pompiers extra-départementaux ont été mobilisés sur l’ensemble de l’épisode, dont les groupes SAV (sauveteurs aquatiques), d’épuisement et de pompage lourd, des SDIS du Loir-et-Cher, de la Manche, de la Mayenne, du Morbihan de la Seine-Maritime.
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Côté gendarmerie, ce sont 90 militaires qui ont été engagés, dont les brigades fluviales et nautiques des départements des Côtes-d’Armor, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Seine-Maritime, les sections aériennes d’Ille-et-Vilaine et de Loire-Atlantique et les gendarmes de l’EGM de Joué-lès-Tours. Les gendarmes ont porté assistance aux populations sinistrées et ont sécurisé les logements abandonnés, devenus vulnérables. Ils se sont également assurés que personne n’accédait aux routes et ponts coupés. Comme les pompiers, ils ont enfin déployé des moyens de secours pour tenter de sauver l’homme de 53 ans tombé dans la Loire à Chalonnes, qui n’a toujours pas été retrouvé.
Deux hélicoptères, une cellule d’urgence médico-psychologique
Vingt-cinq policiers ont aussi été mobilisés durant tout l’épisode de crue, avec les effectifs de police secours, de la brigade d’intervention et du groupe de sécurité de proximité (GSP) renforcés par les sections de moyens spécialisés des CRS 9 de Rennes et CRS 61 de Vélizy. Ces derniers ont notamment assuré une surveillance de la Maine, à Angers, pour faire respecter l’arrêté d’interdiction de naviguer.
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Par ailleurs, deux hélicoptères Dragon, venus de la Manche et du Finistère, et six militaires du 6e régiment du Génie d’Angers ont rempli des missions de reconnaissance aérienne. Une cellule d’urgence médico-psychologique a aussi été mise en place au CHU d’Angers. L’ensemble de ces forces vives ont été pilotées depuis un Centre opérationnel départemental mis en place en préfecture dès le début de la crue, sous l’autorité du préfet François Pesneau. Ce dispositif déployé lors des situations de crise a permis de faire remonter l’évolution de la situation depuis le terrain et de coordonner l’action des différentes forces.