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Plongée dans une vente aux enchères de taureaux, en Maine-et-Loire... |
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Une vente aux enchères de reproducteurs de rouge des prés s’est tenue mercredi 23 octobre, à Chenillé-Champteussé. © Ouest-France
Mercredi 23 octobre, la station de contrôle du domaine des Rues, à Chenillé-Champteussé (Maine-et-Loire), a organisé une vente aux enchères de reproducteurs certifiés de la race rouge des prés.
Mercredi 23 octobre, dès 14 h, une vente aux enchères de reproducteurs certifiés de la race rouge des prés était organisée par la station de contrôle du domaine des Rues à Chenillé-Champteussé (Maine-et-Loire). Beaucoup de producteurs de la race ont fait le déplacement, principalement des Pays de la Loire, mais aussi de régions plus lointaines.
Vingt-quatre taureaux étaient mis en vente au prix de base de 3 000 €. Si certains ont trouvé acquéreur facilement et se sont vendus à des prix bien supérieurs, d’autres n’ont reçu aucune offre.
Des taureaux aux nombreuses « garanties »
Quelles sont donc les caractéristiques qui font un bon taureau ? Olivier Rimbert, directeur commercial d’Interlim, opérateur commercial de la race bovine limousine, à la station de Lanaud (Haute-Vienne), crieur de cette vente, explique qu’« il faut au moins deux enchérisseurs pour que ça s’emballe. Mais en général, il faut que le taureau se démarque. » Sous-entendu : que toutes les caractéristiques de l’animal aient reçu une bonne notation.
« Je pense que le bilan général est bon, même si certains taureaux auraient pu être valorisés un peu plus cher, complète-t-il. Ces taureaux présentent des garanties intéressantes pour les acheteurs : des garanties sanitaires et c’est fondamental aujourd’hui, des garanties génétiques, des garanties de fertilité et d’assurance de reproduction. Il y a vraiment une plus-value pour les éleveurs. »
« Il y a peu d’acheteurs au final »
La directrice de la station locale, Ophélie Priault, quant à elle, a plutôt un avis mitigé sur cette vente : « Beaucoup de monde vient, on le voit bien, les gradins sont bien pleins, mais il y a finalement peu d’acheteurs. J’aimerais bien que les gens comprennent qu’ici, à la station, ils achètent des taureaux que j’appelle clés en main. »
La filière de la race rouge des prés, malgré une baisse de production, se porte plutôt bien et n’explique pas cette retenue. Ce qui bloque le plus aujourd’hui, ce sont les exportations, car les règles sanitaires se sont durcies et les investisseurs étrangers ne peuvent ainsi plus faire de propositions d’achat.