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Noyant-Villages. Une exposition exceptionnelle... |
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Anne Laure Blin, Xavier Michel Conoir et Gilbert Bourdel. © CO
Le village de Broc a vécu, le temps d’une exposition itinérante du 13 au 15 février, sous les projecteurs des opérations extérieures et intérieures.
Du 13 au 15 février, le village de Broc, commune déléguée de Noyant-Villages, a accueilli une exposition consacrée aux opérations extérieures et intérieures de nos forces armées. Le 14 février a été marqué par un moment solennel avec une remise de drapeau et un dépôt de gerbes au monument aux Morts. Ces trois journées dédiées au devoir de mémoire ont été organisées par Xavier-Michel Conoir, président de l’Association Nationale des Combattants des Opérations Extérieures du Maine-et-Loire.
Cette exposition et ces commémorations ont rassemblé un large public dans un même esprit de solidarité et de reconnaissance envers les combattants d’hier et d’aujourd’hui. La présence de personnalités telles qu’Anne-Laure Blin, députée de la 3e circonscription, du lieutenant-colonel Frédéric Daguillon, délégué militaire départemental, de Gilbert Bourdel, maire délégué du village, ainsi que de nombreux maires des communes environnantes, présidents d’associations et porte-drapeaux, a été particulièrement remarquée par les visiteurs.
L’exposition itinérante de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre retrace les différentes actions des militaires à travers le monde et rappelle l’engagement constant des forces françaises en faveur de la paix et de la sécurité internationale.
Des femmes engagées pendant certaines guerres
Xavier-Michel Conoir a été engagé dans l’aviation légère de l’Armée de terre. Il a participé aux opérations Manta et Épervier au Tchad, est intervenu en ex-Yougoslavie et était aussi présent à Berlin au moment de la chute du mur. Dans nos missions, nous ne sommes pas reconnus au niveau de l’État : pas de lettre de félicitation et pas de médaille
, a commenté Xavier-Michel. Et de préciser : Les femmes ont toujours été présentes dans l’Armée. Certaines ont été exceptionnelles pendant la Seconde Guerre Mondiale ou en Indochine. Autrefois, au cours de certaines guerres, après le décès de leur mari, elles ont récupéré leur arme et sont elles-mêmes parties en guerre.
Aujourd’hui, l’État considère enfin les blessés. Auparavant, les blessés rentraient chez eux et se rétablissaient comme ils le pouvaient
, a expliqué Xavier Michel. Aujourd’hui, les maux sont suivis. Qu’ils soient physiques ou psychologiques, les soldats sont suivis par des médecins, des spécialistes, jusqu’à une réinsertion dans la vie. De même que les familles de défunts sont aidées et suivies : organisation des obsèques, accompagnement des enfants dans la scolarité et des conjoints dans les démarches administratives…