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Nouvelle disparition de haie et arbres à Angrie... |
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Avant que la haie ne retrouve son aspect d’origine, il faudra plusieurs années. © Ouest-France
L’histoire se répète à Angrie (Maine-et-Loire). Une nouvelle haie a disparu. La haie arasée a terminé en bois de chauffage, emportée par l’auteur des faits commis sans autorisation.
S’arrêtera-t-on un jour de détruire des espaces de biodiversité dans la commune d’Angrie (Maine-et-Loire).
L’histoire la plus ancienne de ces dernières années remonte à 2017. Un Gaec agricole s’était permis d’annexer dans ses terres un chemin communal, en y détruisant les talus, les haies et les arbres, sans aucune autorisation. La chambre d’agriculture contactée à cette époque indiquait que des zones de non droit s’installaient dans les campagnes
.
Après ce premier chemin disparu, une société agricole de Challain s’était aussi approprié une portion de chemin du côté de Montarché. Il a été rendu à la cause publique. Là, l’auteur avait argumenté qu’il ne pouvait pas être derrière tous ses employés,
qui auraient grignoté le chemin sans s’en rendre compte ».
Plus proche encore, un autre Gaec s’était autorisé à faire disparaître un talus et le reste de la haie bordant le chemin communal, juste avant d’implanter un poulailler près du mémorial et de la chapelle de la Croix-Poulet. Nous étions en 2020. Quatre ans plus tard, la procédure engagée au sujet du permis de construire (n° 190.295.037) est toujours en cours d’enquête à la DDPP (direction départementale de protection des populations). C’est aussi ce même Gaec qui ; en novembre 2023, incorpore dans ses terres un autre chemin du côté de Montlambert. Il y a même supprimé une mare classée en zone humide, et en poussant indélicatement les détritus avec de la braise, sur la parcelle du voisin. Un incendie s’était alors déclaré. L’Office français de la biodiversité était intervenu.
Un nouveau litige
Le 4 avril au conseil, une nouvelle affaire a été révélée. Il s’agit d’une haie arasée entre Claire-Noue et les Barbaires, par une personne qui a été difficile à identifier
selon l’adjoint Gilles Beilleau. Un linéaire de haie transformé en bois de chauffage.
L’auteur identifié aurait reconnu les faits, et serait prêt à indemniser la commune à raison de 490 € pour sept stères de bois. Cette personne s’appuierait sur un accord verbal antérieur que lui aurait donné un ancien maire
. « Un accord amiable qui paraît préférable à une procédure », selon Gilles Beilleau, adjoint. Gilles Beilleau qui fait savoir « que la commission des chemins fait son boulot ».
Cet accord amiable pose question à Florent Robert, conseiller, qui, mis une nouvelle fois devant le fait accompli, interroge : Si au prix de 70 € le stère, c’est plus intéressant financièrement d’abattre des arbres sur le domaine public, ne risque-t-on pas de voir se généraliser la pratique ?
En tout état de cause c’est « au maire de faire respecter la réglementation… Il bénéficie d’un pouvoir de police propre à sa fonction »,
affirmait récemment Véronique Chauvin, cheffe du service arbre et biodiversité au Département.