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Municipales : A Angers, deux fins stratèges en lice1 |
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Christophe Béchu et Frédéric Béatse. © Photo: Ouest-France
Angers est un point chaud s'il en est. Un maire PS contesté dans son camp. Un candidat UMP moins rassembleur qu'en 2008. Et le FN en embuscade.
A priori, tous les oppose. L'un, Christophe Béchu, est excellent orateur, séducteur, vif contradicteur... L'autre, Frédéric Béatse, est peu charismatique, convivial, débatteur tout en rondeur... Si différents donc et pourtant si semblables...Tous deux, titulaires d'un DEA, sont nés à Angers voilà environ quarante ans. Tous deux, candidats à la mairie d'Angers, ont été vite fait bien fait chef d'entreprise. Tous deux, surtout, sont de purs produits de leur parti : le RPR, devenu UMP, pour Christophe Béchu, le PS pour Frédéric Béatse.
Des camps divisés
Ces deux hommes ont, tous deux, su jouer des coudes pour décrocher le pouvoir. L'un, Christophe Béchu, pour devenir président, à 29 ans, du conseil général de Maine-et-Loire, provoquant la rancoeur du centriste Michel Piron. L'autre, plus récemment, en janvier 2012, à la suite de la démission de Jean-Claude Antonini (alors 70 ans), pour être élu maire d'Angers, entraînant l'aigreur de son ex-camarade Jean-Luc Rotureau, qui guignait aussi le poste.
Un candidat UDI
Pour ces élections, ces deux fins stratèges n'ont pas su rassembler leur camp. Christophe Béchu a échoué à réunir, comme il l'avait fait en 2008, la droite et le centre : son ami d'hier, Laurent Gérault, se présente sous la bannière de l'UDI. De son côté, Frédéric Béatse a été incapable de faire rentrer au bercail Jean-Luc Rotureau, qui a quitté le PS pour, lui aussi, partir à l'assaut de la mairie.
Une 2e ligne de tram
Depuis le début de la campagne, les deux principaux prétendants se marquent à la culotte. Tous deux plaident pour une deuxième ligne de tram (avec un tracé différent) ou souhaitent reconquérir, chacun à sa manière, les rives de la Maine. Les Angevins voudront-ils en finir avec trente-six ans de centre gauche ? En attendant, certains parient sur une triangulaire au second tour, avec le FN.