Accueil Info En France et dans le Monde Municipales 2026 : Louis Aliot repart, la gauche apparaît divisée… Qui sont les candidats à Perpignan ?

Municipales 2026 : Louis Aliot repart, la gauche apparaît divisée… Qui sont les candidats à Perpignan ?

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La façade de la mairie de Perpignan le 4 septembre 2023. © Magali Cohen / Hans Lucas via AFP

Cinq candidats ont d’ores et déjà déclaré leur candidature pour l’élection municipale à Perpignan, qui aura lieu les 15 et 22 mars 2026. Trois listes de gauche et une quatrième représentant l’union du centre et de la droite vont tenter de bousculer Louis Aliot, maire RN sortant.

Six ans après l’élection de Louis Aliot à la tête de la ville, les Perpignanais iront aux urnes pour choisir leur maire les 15 et 22 mars prochains. À gauche, les candidats sont nombreux et désunis, alors que la droite et le centre avancent ensemble. Le maire Rassemblement national (RN), candidat à sa réélection, se pose en favori. Tour d’horizon des candidats déclarés.

Louis Aliot, maire sortant RN, candidat à sa réélection

En 2020, Louis Aliot devenait maire de Perpignan, faisant de « la belle Catalane » la plus grande ville française administrée par le RN. Vice-président du Rassemblement national, membre du Front national depuis 1990 et proche de la famille Le Pen - il a été longtemps le compagnon de Marine Le Pen -, ce cadre du parti à la flamme s’est attaché à s’implanter dans le Sud dès la fin des années 1998, en devenant conseiller régional en Midi Pyrénées. Son ancrage local a débuté en 2008, lorsqu’il est entré au conseil municipal de Perpignan. Il avait ensuite été candidat en 2009, l’élection survenue un an plus tôt ayant été annulée, puis en 2014.

Louis Aliot a annoncé en décembre 2025 être candidat à sa réélection. Si son programme n’est pas encore finalisé, celui-ci sera construit autour de deux thèmes, détaille François Dussaubat, son directeur de campagne : la propreté et la sécurité. Louis Aliot a déjà annoncé le recrutement de 50 nouveaux policiers municipaux, pour porter leur total à 250. « Un axe essentiel », note après de Ouest-France François Dussaubat. « C’est important qu’ils soient vus et accessibles en permanence. » L’équipe du candidat-maire prépare aussi des propositions concernant des investissements pour la santé ou la remise à niveau d’équipements publics.

photo louis aliot lors du conseil municipal de perpignan le 13 février 2025.  ©  jc milhet / hans lucas via archives afp

Louis Aliot lors du conseil municipal de Perpignan le 13 février 2025. Jc Milhet / Hans Lucas via ARCHIVES AFP

Ces prochains mois, en plus de son travail de maire et de candidat en campagne, Louis Aliot devra composer avec son agenda judiciaire. En mars 2025, il a été condamné à six mois ferme et trois ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national.

L’édile a fait appel de sa peine et est jugé de nouveau jusqu’au 12 février prochain. 18 mois de prison avec sursis, 8 000 € d’amende et trois ans d’inéligibilité sans exécution provisoire ont été requis en appel. Comme en première instance, la décision devrait être connue après les élections.

Dans le cadre d’une condamnation assortie d’une inéligibilité, il assure d’ores et déjà qu’il formera un pourvoi en cassation. Il n’a toutefois pas annoncé qui pourrait s’asseoir à sa place dans le fauteuil de maire, en cas de condamnation définitive.

Lire aussi : « Il va se représenter avec un boulet au pied » : condamné, Louis Aliot reste maire de Perpignan

Bruno Nougayrède fédère la droite et le centre

Bruno Nougayrède, conseiller municipal d’opposition ces dernières années, semble être pour l’heure le principal opposant à Louis Aliot. Le chef d’entreprise de 47 ans dirige le groupe Elidia, notamment propriétaire des éditions du Rocher. Il a rassemblé les principaux courants de la droite et du centre derrière sa candidature : l’UDI, le MoDem, Horizons, Renaissance et les Républicains.

Le candidat s’appuie sur 100 % Perpignan, association fondée en octobre 2024, via laquelle il a lancé une consultation pour « identifier les attentes » des habitants. Elle revendique plus de 3 000 réponses, qui forment un socle pour le programme du candidat.

Dans une série de propositions, le candidat assure qu’il vise à rendre Perpignan, qui compte les deux quartiers les plus pauvres de France, « plus sûre, plus propre, plus dynamique et plus agréable à vivre » et met notamment l’accent sur la création d’emploi et le soutien à l’économie locale.

La campagne de Bruno Nougayrède a toutefois connu des remous. Le 25 novembre dernier, quelques jours seulement après l’officialisation de sa candidature, Le Canard enchaîné exhumait en novembre des propos publiés en 2004 par le candidat dans la Nef, une revue catholique traditionaliste. « C’est bien gentil de présenter les homosexuels comme des gens parfaitement normaux », écrivait-il. « Si la question est : suis-je homophobe ou l’ai-je été ? La réponse est très claire : je n’ai jamais été homophobe, je ne suis pas homophobe », s’est justifié le candidat auprès de France bleu , affirmant qu’il n’écrirait plus cela aujourd’hui. Selon nos confrères, la centriste Chantal Gombert, élue à la ville depuis 32 ans, a claqué la porte du groupe d’opposition après ces révélations.

Agnès Langevine investie par Place publique

En septembre, Agnès Langevine a été investie officiellement par Place publique pour tenter de décrocher la mairie de Perpignan. La femme politique de 57 ans dispose d’une certaine expérience : vice-présidente de la Région Occitanie depuis 2015, où elle est en charge du Climat, du Pacte vert et de l’Habitat durable, elle a été réélue en décembre 2025 à la tête du conseil d’administration du Conservatoire du littoral.

En 2020, elle était déjà candidate face à Louis Aliot. Elle avait récolté 14,5 % des voix, un score qui la plaçait en troisième position dans une quadrangulaire au second tour. Elle s’était alors désistée et avait appelé à voter pour le maire LR sortant, Jean-Marc Pujol, pour tenter d’empêcher la victoire du candidat RN.

photo agnès langevin (au centre) lors du congrès national du parti place publique, à l’espace charenton, le 16 mars 2025.  ©  nicolas rongier/hans lucas via archives afp

Agnès Langevin (au centre) lors du congrès national du parti Place Publique, à l’Espace Charenton, le 16 mars 2025. NICOLAS RONGIER/Hans Lucas via ARCHIVES AFP

Pour cette prochaine élection, Agnès Langevin a changé de bannière, passant des Écologistes (ex-EELV) au mouvement Place publique de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. Fin décembre, elle a officialisé son union avec Annabelle Brunet, élue municipale et départementale de centre droit, lui permettant d’élargir son électorat. « Nous combattons les valeurs de l’extrême droite », expliquait alors Agnès Langevin.

Le programme de la candidate est encore en cours de finalisation. Elle égrène toutefois auprès de Ouest-France quelques mesures déjà annoncées : la création d’une réserve pour la police municipale ou encore des mesures visant à protéger les écoliers (fournitures scolaires gratuites pour les CP, petits déjeuners gratuits…).

Début janvier, Agnès Langevin a attaqué le maire et son bilan quant à l’identité de la ville. Elle milite, via une pétition, pour un retour du nom « Perpignan la Catalane », changé par Louis Aliot en 2020 pour « Perpignan la Rayonnante ».

Le socialiste Mathias Blanc à la tête d’une union de gauche, sans le soutien de la direction nationale du parti

Le mouvement « Perpignan Autrement » rassemble des socialistes, des communistes, des radicaux ou encore L’après, Génération écologie et l’association L’Alternative Endavant. Les militants ont élu en septembre 2025 comme tête de liste le socialiste Mathias Blanc, 42 ans, avocat et ancien conseiller départemental. Le mouvement a en outre reçu le soutien de mouvements portés par des personnalités de gauche : L’engagement, lancé par Arnaud Montebourg, et Debout, celui de François Ruffin.

photo mathias blanc, candidat à l’élection municipale de perpignan, le 9 octobre 2025.  ©  jc milhet / hans lucas via archives afp

Mathias Blanc, candidat à l’élection municipale de Perpignan, le 9 octobre 2025. Jc Milhet / Hans Lucas via ARCHIVES AFP

Mathias Blanc met en avant, sur les réseaux sociaux de son mouvement, la lutte contre les inégalités à Perpignan, appelant à « redonner de la vie et du commerce dans tous les quartiers », « favoriser l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi » ou encore à « retisser des liens entre les habitants ». Il appelle également à l’arrêt des destructions d’immeubles du quartier populaire de Saint-Jacques, plaidant pour une politique de « préservation et de réhabilitation du patrimoine ».

Politiquement, la ligne de Mathias Blanc ne semble pas très éloignée de la liste portée par Agnès Langevine. Cette dernière, bien que soutenue par les instances nationales de Place publique, a été désavouée par les adhérents de la fédération locale lors d’un vote en juillet 2025. Ils lui ont préféré Olivier Romero, favorable à l’union à travers « Perpignan Autrement ».

Quant à Mathias Blanc, la fédération départementale du PS s’est prononcée en sa faveur mais le 8 février, la direction nationale du Parti socialiste a choisi de donner son investiture à liste conduite par… Agnès Langevine. « Les instances nationales du PS ont donc préféré soutenir une union de Place publique avec la droite », déplore « Perpignan Autrement », qui entend poursuivre sa campagne malgré ce revers.

Mickael Idrac porte l’alliance LFI, Écologistes et Generation. s

Enfin, les Écologistes, LFI et Generation. s se sont entendus dès mai 2025 sur une candidature commune. La liste « Changez d’air » se présente dans la lignée du Nouveau Front populaire, union des gauches crée lors des législatives de 2024 et se présente comme l’antithèse de la politique de Louis Aliot. Elle est portée par Mickael Idrac, professeur de sociologie de l’éducation et de sociologie des migrations, qui revendique une campagne et un travail de terrain lancé dès novembre 2023. « Cela fait deux ans et demi que je suis en campagne », affirme-t-il à Ouest-France.

La liste a déjà présenté une série de douze mesures, dans l’attente de son programme complet. « Le pouvoir d’achat, c’est vraiment la clé de notre programme », indique Mickael Idrac. Des mesures sur ce thème - fournitures scolaires gratuites, interdictions des coupures d’eau ou d’énergie durant l’hiver dans les quartiers pauvres -, ont déjà été annoncées.

En 2020, LFI était partie sur une liste réunissant le PCF, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Génération.s. Leur candidate, la communiste Caroline Forgues, n’avait obtenu que 6,57 % des voix. Mais lors des dernières élections législatives, Francis Daspe, candidat LFI pour le Nouveau Front populaire, s’était hissé au second tour dans la 1re circonscription de Perpignan, avant de s’incliner face à la candidate RN Sophie Blanc, avec 46,44 % des voix. « Changez d’air » espère mobiliser en mars prochain les jeunes électeurs et les classes populaires, indique Mickael Idrac.

Les listes de candidats pour les municipales doivent être déposées avant le troisième jeudi qui précède le jour du scrutin à 18 h pour le premier tour, soit le 26 février 2026. D’autres candidatures peuvent donc émerger d’ici là.

 
Jeanne NICOLLE-ANNIC.    Ouest-France  

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