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Municipales 2026 à Trélazé : la création d’une police municipale s’invite en force pour le second tour... |
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Le premier tour des élections municipales à Trélazé a été marqué par un taux d’abstention élevé (photo d’illustration) © Archives Ouest-France / Marc Ollivier
Les trois listes qui se présentent à Trélazé (Maine-et-Loire) ont obtenu des fortunes très diverses et parfois surprenantes. Le thème de la sécurité divise les candidats.
À Trélazé (Maine-et-Loire) les trois listes arrivées en tête du premier tour des municipales (1) ne se sont pas classées forcément dans l’ordre prévu. Si le maire sortant, Lamine Naham (Ensemble pour Trélazé, divers gauche), a bénéficié de la prime au sortant, avec 44,88 % des suffrages exprimés, le second a créé la surprise. Il s’agit de Rachid Belkala (L’avenir de Trélazé), qui a obtenu 29,03 %, devançant l’opposant historique
à la municipalité, Boris Battais (Trélazéen. ne.s, agissons ensemble), qui totalise 22,85 % des votes (contre 40,88 % en 2020). On a été très surpris de ce score. On estime que Lamine Naham a récupéré beaucoup de ses voix
, estime Rachid Belkala. Mais la configuration est différente cette année, avec quatre listes en lice, au lieu de trois en 2020.
Boris Battais veut encore y croire : Il y a eu 44 % d’abstention, tout peut se jouer à quelques voix près.
C’est aussi l’avis de Rachid Belkala : Tout est jouable, rien n’est perdu.
Lamine Naham se dit confiant : La gauche est très majoritaire à Trélazé. Ma liste est arrivée en tête dans tous les bureaux de vote ; nous allons aller chercher les abstentionnistes au second tour pour amplifier notre victoire. Et asseoir notre rôle dans la communauté d’agglomération.
« Prévention » ou « populisme » ?
Comme dans de très nombreuses villes, un thème national – la sécurité – s’est immiscé dans le débat local. Et Rachid Belkala s’en est emparé pour proposer, la création d’une police municipale pour de la prévention, de la présence et de la dissuasion
.
Populisme
, dénonce le maire sortant. Notre ville mérite mieux que la surenchère sécuritaire de Rachid Belkala
, corrobore Boris Battais, qui n’épargne pas, non plus, Lamine Naham : Et notre ville mérite mieux que les postures démagogiques du maire.
L’intéressé contre-attaque : Boris Battais a bâti sa campagne en tapant sur moi, en disant que je n’étais pas démocrate.
Pas sûr que ces trois-là partent en vacances ensemble.
(1) Philippe Lebrun (Lutte ouvrière a obtenu 3,24 % des voix et ne peut se maintenir au second tour)