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Mauges-sur-Loire. Jean-Claude Bourget ne briguera pas un nouveau mandat de maire... |
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Mauges-sur-Loire. Jean-Claude Bourget ne briguera pas un nouveau mandat de maire
Le maire de Mauges-sur-Loire ne se représentera pas aux élections municipales l’an prochain. Il soutient la candidature de Bruno Foucher, son adjoint à l’économie depuis mars.
« La décision de ne pas me représenter, je l’ai prise il y a six ans ! » Jean-Claude Bourget, 60 ans, avait regretté, lors des élections municipales de 2014, « le manque de renouvellement des élus » et après 25 années de mandats, il estime que « pour créer du renouveau, il faut passer le relais à d’autres ».
Il ne sera donc pas candidat à un second mandat de maire à Mauges-sur-Loire, commune nouvelle de 18 366 habitants, regroupant depuis 2015 onze communes : La Pommeraye, Montjean-sur-Loire, Le Mesnil-en-Vallée, Saint-Florent-le-Vieil, Le Marillais, Bourgneuf-en-Mauges, Saint-Laurent-de-la-Plaine, Beausse, Botz-en-Mauges, Saint-Laurent-du-Mottay et La Chapelle-Saint-Florent.
Élu en 1995 conseiller municipal de La Chapelle-Saint-Florent, il devient en 2001 adjoint à la voirie, à l’enfance et à la petite enfance pour sa commune aux 1 364 administrés. Élu maire en 2008, il signe pour un 2e mandat en 2014 avec à la clef, cette fois, le siège de président de la communauté de communes de Saint-Florent-le-Vieil. Le 15 décembre 2015, il devient le premier maire de l’histoire de Mauges-sur-Loire et vice-président en charge de l’économie au sein de Mauges Communauté.
« C’était passionnant, je me suis éclaté, avec de très belles rencontres », synthétise l’aviculteur, dont la fierté restera « d’avoir mené la réforme des communes nouvelles sur le territoire », renvoyant ses détracteurs dans les cordes : « Si nous n’avions pas créé la commune nouvelle, il y aurait eu des communes très riches et d’autres très pauvres. Nous avons pu développer des projets structurants, importants, qui permettent de conserver une commune attractive. » Il cite en exemple Beausse (395 habitants), avec la création d’un lotissement et de nouvelles classes à l’école. Côté finance, « il n’y a aucun souci, on a clairement les budgets pour se projeter ». Et d’asséner, sans complexe : « Si on avait consulté avant de créer les communes nouvelles, on y serait encore ! » Il regrette néanmoins le sentiment d’éloignement ressenti par la population vis-à -vis des services techniques, tout en souhaitant que son successeur corrige le tir sur ce point.
Car avant de transmettre sa société à l’un de ses 13 salariés et de consacrer son temps « à ma femme, mes enfants et mes petits-enfants », l’aviculteur spécialisé dans « les œufs fécondés » soutient aujourd’hui la candidature de Bruno Foucher, son adjoint à l’économie depuis mars : « Je ne veux pas laisser de vide derrière moi. »