Accueil Info Info en continu Maine-et-Loire. MoryGlobal au bord de la liquidation : opération escargot lundi

Maine-et-Loire. MoryGlobal au bord de la liquidation : opération escargot lundi

...
photo maine-et-loire. moryglobal au bord de la liquidation : opération escargot lundi 1

Maine-et-Loire. MoryGlobal au bord de la liquidation : opération escargot lundi

Le sort du transporteur MoryGlobal semble définitivement scellé après le retrait annoncé vendredi de la principale offre de reprise, rendant inéluctable sa "liquidation totale". 70 emplois sont menacés en Maine-et-Loire. Une manifestation est prévue lundi sur les routes à Angers.

Les 2 150 salariés de MoryGlobal en France sont menacés de perdre leur emploi. Le transporteur compte 34 salariés à Saint-Barthélemy-d’Anjou près d'Angers et une autre unité à Cholet.

A Angers, une opération escargot lundi matin autour de la ville pour réclamer un plan social digne de ce nom. La circulation promet d'être perturbée.

À 8 heures, au départ de leur entreprise, boulevard de la Chanterie à Saint-Barthélemy d’Anjou, les camions emprunteront l’A 87 nord, l’A 11, les voies sur berge, le boulevard de l’Atlantique puis rejoindront le contournement nord d’Angers par l’A 11 qu’ils parcourront jusqu’à la sortie Pellouailles avant de revenir sur le pôle 49 à Saint-Barthélemy d’Anjou.

C'est le tribunal de commerce de Bobigny qui examinera la demande de liquidation mardi. Toutefois, le retrait du transporteur normand Malherbe, qui proposait la reprise de 141 personnes, précipite la chute de l'ex-Mory Ducros, compagnie disparue il y a un an au prix de 2.800 licenciements, déjà.

Il n'y a "plus de suspense, c'est fait", a réagi Stéphane Boudaud, délégué du personnel. Selon lui, la principale offre de reprise partielle "a été retirée" par Malherbe, qui a fait jouer une clause suspensive en raison d'une baisse du chiffre d'affaires de MoryGlobal.

Sollicité, l'acquéreur potentiel a confirmé le retrait de son offre, sans en préciser les raisons. Sur les huit offres de reprise déposées initialement, depuis le redressement judiciaire entamé le 10 février, c'était "la mieux-disante mais elle n'était pas valable pour autant", selon Jean-Claude Hacquard (CGT). "Il n'y aura pas de repreneur, on va vers une liquidation totale" puisque toutes les autres offres ont été "rejetées" par l'administrateur judiciaire, affirme-t-il.

30 millions d'euros

Les candidats potentiels ont tous boudé l'activité de messagerie, le cœur de métier de MoryGlobal et qui représente "90% de l'effectif", a précisé une source proche du dossier.

Malherbe n'était intéressé que par les activités d'affrètement et de logistique, "ce qui ne représente qu'une toute petite partie du personnel", a-t-elle fait savoir. La disparition de la société ne faisant désormais plus de doute, les salariés concentrent leurs efforts sur l'obtention d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) comparable à celui obtenu l'an dernier par leurs collègues licenciés de Mory Ducros.

A l'époque, l'actionnaire du transporteur Arcole Industries - qui est également l'actuel propriétaire de MoryGlobal - avait mis sur la table 30 millions d'euros de plus que le minimum légal, via des indemnités de licenciement dites "supra-légales".

Reçus au ministère

Les salariés réclament que les "60 millions d'actifs de la société (leur) soient reversés", sous peine de "foutre le feu" dans les agences, assure Patrick Potin, employé dans le Loiret. "De toute manière on est foutu, on n'a plus rien à perdre", ajoute cet homme de 53 ans, dont 24 passés dans l'entreprise.

Jeudi, les représentants du personnel ont été reçus au secrétariat d'Etat aux Transports. A l'issue de la réunion, les pouvoirs publics se sont engagés à mettre en place "un dispositif exceptionnel d'accompagnement individualisé", avec le recours notamment à un cabinet de reclassement et à une bourse à l'emploi.

En outre, l'État "prendra en charge, pendant deux ans, les différentiels de salaires jusqu'à 300 euros par mois pour les salariés ayant retrouvé des emplois moins bien rémunérés", est-il précisé dans un communiqué.

Sites occupés

Mais pour la CGT, c'est insuffisant parce qu'il n'y a "rien quant au financement d'une éventuelle supra-légale" et "rien nous laissant penser que le PSE qui sera négocié sera effectivement comparable à celui des Mory Ducros".

"Les représentants des ministres se sont engagés par écrit à nous aider", tempère Michel Ariba (FO), qui salue "un pas en avant" sans pour autant baisser la garde: "Les sites restent occupés".

Une nouvelle réunion est d'ores et déjà programmée la semaine prochaine entre les organisations syndicales et les pouvoirs publics.

Mais ces derniers n'entendent pas financer le plan social au-delà de ce que prévoit la loi. Dans le communiqué envoyé jeudi, le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies, le ministre du travail François Rebsamen et celui de l'Économie, Emmanuel Macron, ont demandé "expressément au groupe Arcole Industries d'assumer ses responsabilités d'actionnaire et de contribuer au financement" du plan social.

 
Courrier de l'Ouest  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Angers

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Sondage. Suivez-vous les jeux olympiques d'hiver 2026 ? 14
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut