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Maine-et-Loire. « L’école ne doit pas exclure » : ce protocole sanitaire qui fâche les parents... |
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Florence Prudhomme, qui a été désignée administratrice nationale de la FCPE, et Jean-Baptiste Lalanne, nommé au Conseil économique, social et environnemental des Pays de la Loire. © Ouest-France
À quelques jours de la rentrée scolaire, placée, une fois de plus, sous le signe du Covid-19, la Fédération des conseils de parents d’élèves de Maine-et-Loire (FCPE 49) s’élève contre un protocole sanitaire qu’elle juge « inadapté » dans les établissements.
D’emblée, préciser les choses, histoire de fermer la porte aux interprétations (qui a dit polémiques ?). « Nous ne sommes pas contre la vaccination. » Pour Florence Prudhomme et Jean-Baptiste Lalanne, coprésidents de la Fédération des conseils de parents d’élèves de Maine-et-Loire (FCPE 49) cela ne souffre aucun débat. C’est même « une question de santé publique ». Sans idéologie ni opinion politique.
« C’est très sévère »
Non, ce qui fâche les parents, c’est le protocole sanitaire qui sera appliqué à la prochaine rentrée scolaire. Et, notamment, l’isolement des élèves cas contact qui ne seront pas vaccinés à partir du 30 septembre.
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« C’est très sévère, estime le duo. La mise à l’écart des élèves pose un vrai problème d’éthique ; l’école ne doit pas exclure, elle ne doit pas être un facteur d’inégalités. Et les enfants qui rentrent en 6e et ont moins de 12 ans, alors qu’en dessous de cet âge, la vaccination n’est pas possible ? Et la continuité pédagogique ? Comment va-t-on pouvoir l’assurer dans ces conditions ? » Autant de questions qui sonnent comme des reproches.
« Manque de courage »
Pour la FCPE 49, c’est bien simple : « Les pouvoirs publics ont manqué de courage, ils sont restés au milieu du gué. Il fallait rendre obligatoire la vaccination des 12-17 ans dans les collèges et les lycées. »
Pour le reste, c’est, aussi, copie à revoir. « Ce protocole sanitaire est inadapté et insuffisant. Rien sur les mesures dans les classes pour renouveler l’air, rien sur la réduction des effectifs, rien sur l’organisation de la demi-pension. »
La parole aux parents et aux familles
Face à ce constat, la fédération appelle à la mise en place, au niveau régional, d’« assises des parents d’élèves ». Objectif : « Donner la parole aux parents et aux familles, pour que tout le monde puisse s’exprimer et faire le bilan de cette crise sanitaire. Que tout le monde ait moins l’impression de subir. Parents d’élèves, vous avez des choses à dire ! »