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Longuenée-en-Anjou. Un dernier budget prudent pour 2026... |
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Gérard Moisan, adjoint aux finances et à la vie économique a présenté le dernier budget du mandat. © CO
Le jeudi 26 février le conseil municipal de Longuenée-en-Anjou était réuni pour cette dernière réunion du mandat. À l’ordre du jour figurait le budget principal, le budget primitif 2026, présenté par Gérard Moisan, adjoint aux finances et à la vie économique.
En ouverture de séance, le maire Jean-Pierre Hébé, a tenu à rappeler que la commune avait été touchée par les inondations à La Roussière, ainsi que le camping de Pruillé. Il y a eu des dégâts assez importants à la guinguette. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle, un dossier a été monté pour indemnisation.
En introduction, Gérard Moisan a présenté la situation de ce budget : Il a été complexe à préparer avec le contexte national et les difficultés autour des débats sur la loi de Finances. Il y a beaucoup d’incertitudes sur nos recettes, et notamment sur nos dotations au vu de la loi de Finances. Des efforts sont demandés à toutes les collectivités et il semble que ces restrictions vont encore s’accroître dans les années à venir. La commune doit donc être prudente, notamment dans l’estimation de ses recettes. La commune doit répondre de ses charges incompressibles (eau, électricité, entretien de ses bâtiments, assurance, contrôles, maintenance…). Sur ses recettes, les leviers de la commune sont peu nombreux et limités : déterminer les tarifs de ses services et les taux d’imposition. Là aussi, la commune doit déterminer des tarifs et des impôts acceptables et proportionnés aux services mais couvrant ses besoins.
Avec les élections municipales, le choix a été fait de voter le budget sans affectation de résultat, de ne pas se prononcer sur les taux de la fiscalité locale et de faire voter un budget supplémentaire par la nouvelle équipe. Conséquence : les sections de fonctionnement et d’investissement doivent s’équilibrer avec les recettes de l’année uniquement, sans résultat antérieur.
Un budget proche du DOB
Il a été proposé au conseil municipal un budget très proche du DOB voté le 5 février et détaillé comme suit.
Recettes en section de fonctionnement : un total de recettes réelles de 7 210 000 €, des opérations d’ordre de transfert entre sections de 40 000 € ce qui fait un total de recettes de fonctionnement de 7 250 000 €.
Dépenses en section de fonctionnement : un total de dépenses réelles de 6 550 000 €, des opérations d’ordre de transfert entre sections de 700 000 € ce qui fait un total de dépenses de fonctionnement de 7 250 000 €.
Recettes en section d’investissement : un total de recettes réelles de 1 085 000 €, des opérations d’ordre de transfert entre sections de 700 000 € et opérations patrimoniales de 415 000 € ce qui fait un total de recettes d’investissement de 2 200 000 €.
Dépenses en section d’investissement : un total de dépenses réelles de 1 745 000 €, des opérations d’ordre de transfert entre sections de 40 000 € et opérations patrimoniales de 415 000 € ce qui fait un total de dépenses d’investissement de 2 200 000 €.
Le vote de ce budget n’a pas fait l’unanimité. Daniel Raverdy a notamment voté le budget mais a tenu à rappeler qu’ avec la commune nouvelle, voilà 10 ans, nous avons bien vécu les premières années grâce aux dotations. Mais ensuite on a voulu diminuer les années d’endettement ramené à 2 ans, mais cela au détriment de l’entretien des bâtiments communaux
. Jean-Pierre Hébé a souligné que c’était aussi une décision collective. Le budget a été voté (un contre de Claude Guérin et deux abstentions de Nicolas Peltier et Pier Paolo Long).
Deux budgets annexes ont été votés à l’unanimité : Le multi-lotissement et le camping du bac de Pruillé.