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Longuenée-en-Anjou. « Pour réduire le gaspillage à la cantine »... |
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Sandrine Cadeau, directrice du pôle Éducation, familles, seniors, enfance jeunesse de la commune. © CO
3 questions à
À Longuenée-en-Anjou, la lutte contre le gaspillage alimentaire est au cœur des priorités dans les quatre restaurants scolaires de la commune. Une démarche concrète, pédagogique et responsable est engagée afin de sensibiliser les élèves tout en réduisant l’impact environnemental des repas servis chaque jour. Sandrine Cadeau, directrice du pôle Éducation, familles, seniors, service enfance jeunesse, détaille les enjeux de ce dossier.
Comment sensibiliser les élèves au gaspillage alimentaire ?
Sandrine Cadeau : « Des pesées quotidiennes sont organisées à la fin de chaque service. Les restes alimentaires sont collectés puis pesés afin de mesurer précisément la quantité de nourriture jetée, les résultats sont ensuite communiqués aux enfants. Cette transparence permet à chacun de visualiser l’impact de ses gestes. Pour rendre la démarche plus engageante, ces données sont intégrées dans un jeu collectif : les élèves sont invités à relever un défi simple et motivant – jeter chaque jour un peu moins que la veille, ou faire mieux que la semaine précédente. »
Il y a d’autres objectifs ?
« Oui, la réduction du gaspillage ne repose pas uniquement sur la sensibilisation. Un travail de fond est mené en parallèle sur l’ensemble de la chaîne, de la commande à la consommation. Les équipes travaillent à affiner les quantités commandées en fonction des effectifs réels, des habitudes alimentaires observées et des retours des élèves. L’objectif est clair : adapter au mieux les approvisionnements pour limiter les surplus, tout en garantissant des repas équilibrés et de qualité. Cette gestion plus précise permet d’éviter le gaspillage en amont et d’optimiser les ressources. »
Comment valoriser les biodéchets ?
« Les biodéchets collectés ne seront pas simplement jetés. Ils feront l’objet d’une valorisation s’inscrivant pleinement dans une démarche d’économie circulaire. Cette étape supplémentaire permettra de donner une seconde vie aux déchets alimentaires et de réduire encore l’empreinte environnementale de la restauration scolaire. »