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Longuenée-en-Anjou. « La commune nouvelle a apporté beaucoup plus de dotations de l’État »... |
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Régis Berthelot. © CO
Entretien
Les élections municipales 2026 viennent de s’achever pour Longuenée-en-Anjou, l’occasion pour Régis Berthelot, 65 ans, de refermer son agenda d’élu local après 31 ans de mandat. Il ne souhaitait pas se représenter. Ouvrons celui de ses souvenirs. C’était avant la commune nouvelle.
Comment vous avez été élu au Plessis-Macé en 1995 ?
Régis Berthelot : « En novembre 1994, Georges Pasquier et Alain Beaupère sont venus me demander si je voulais entrer dans le conseil municipal pour représenter le monde agricole. J’ai réfléchi un mois et j’ai dit oui. J’étais élu en mars suivant. »
Après cette première expérience, vous avez souhaité poursuivre…
« Après les élections de 2001, je me suis présenté pour un poste d’adjoint. Mon premier chantier au Plessis-Macé a été l’assainissement et le lancement du lotissement de la Belle Arrivée. La fin du mandat fut très agitée, avec le projet de l’Espace Longuenée, porté par le Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVM), avec La Meignanne et La Membrolle-sur-Longuenée. Je me souviens d’un vote exceptionnel entre Noël et le Jour de l’an pour valider le projet. »
Quels projets ont marqué le mandat 2008-2014 ?
« Jean-Pierre Hébé est élu maire, je suis toujours adjoint et assure le suivi des travaux de l’Espace Longuenée (inauguré le 26 septembre 2010). La fin de l’année 2014 marque le début des échanges pour la création de la commune nouvelle. Ceci paraissait assez simple puisque les communes appartenaient au même SIVM depuis plus de cinquante ans. Il fallait ajouter Pruillé, laquelle était membre du même Syndicat des eaux. »
Que pensez-vous de la nouvelle commune ?
« La création de la commune nouvelle a apporté beaucoup plus de dotations de l’État. Nous avons eu les moyens de financer des projets d’aménagement importants. Pour moi c’est une réussite. Il faut encore un peu de temps pour que toutes les personnes prennent conscience de la commune nouvelle. Le passage en commune nouvelle (le 1er janvier, N.D.L.R.) porte le conseil municipal à 66 élus, mais chaque commune déléguée conserve également son conseil municipal élu en 2014. Je suis adjoint à la voirie pour les quatre communes. »
Quels projets avez-vous menés lors de ce dernier mandat ?
« De 2020 à 2026, le conseil passe à 33 élus et je suis adjoint à l’urbanisme, avec les projets de lotissements Les Chênes, Les Patisseaux, Beau Soleil. Le seul regret concerne le chantier du centre-bourg du Plessis-Macé. Il a pris du retard et devrait commencer cette année, ainsi que le lotissement de la Nouëllé. »