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Longué-Jumelles. Patrimoine : une église en cache une autre... |
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Une maquette de ’église Notre-Dame-du-Thenais est visible au cÅ“ur de l’église Notre-Dame-de-la-Légion-d’Honneur. © CO
Après la halle de Longué et le château d’Avoir (CO des 24 et 25 août), Roger Cordier, passionné d’histoire locale décédé en 2014, a mis sous cloche une autre page de l’histoire de Longué.
Au XIe ou au début du XIIe siècle, fut édifiée la première église paroissiale de Longué. Elle s’élevait au centre de la place Pasteur (Vieux-Bourg) et fut fondée par un comte d’Anjou, dont on ignore le nom, en l’honneur de Notre-Dame. En raison du lieu où elle fut construite (le Vieux-Bourg était anciennement appelé village de Than, puis Thenais ou Thenay), l’église fut baptisée Notre-Dame-du-Thenais.
Imposante avec ses deux transepts sud et nord, son clocher de 20 m de haut, et longue de 53,30 m pour une largeur de 26 m, cette construction de style baroque fut démolie en 1860 après les inondations de 1856.
Roger Cordier s’est donc attelé, en 1998, à réaliser une maquette de l’église, étonnante de précision et de réalisme – les vitraux sont des reproductions des XIe et XIIe siècles –, pour conserver une page de l’histoire de Longué.
Une nouvelle église pour remplacer la précédente
Pour s’attaquer à cette œuvre monumentale, mis à part un dessin de Théodore Proust, peintre longuéen de l’époque qui figure dans le livre de Georges Giraud « Longué au fil du temps », Roger Cordier a retrouvé aux Archives départementales un plan cadastral datant de 1826 et quelques manuscrits sur le descriptif de l’église. Sa reproduction est toujours visible au cœur de l’église Notre-Dame-de-la-Légion-d’Honneur : 1,70 de longueur ; 88 cm de largeur ; 1,27 de largeur hors-tout ; 27 000 mini ardoises découpées et collées.
Vu la vétusté de l’église Notre-Dame-du-Thenais lorsque l’abbé Hubert fut nommé à Longué en 1847, il envisagea d’en construire une nouvelle plutôt que d’entreprendre des réparations. C’est donc lui qui entreprit de dessiner les plans de la nouvelle église baptisée aujourd’hui Notre-Dame-de-la-Légion-d’Honneur. Son décès prématuré ne lui laissa pas le loisir d’en voir la construction. Trop imposante et trop coûteuse, les plans furent repris et réduits par le nouvel arrivant, l’abbé Massonneau.