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Longué-Jumelles. La face cachée d’un passé longuéen disparu... |
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L’imposante maquette du château d’Avoir (longueur 2 300 mm, largeur 1 230 mm., hauteur 875 mm) du temps de la huitième croisade, réalisée par Roger Cordier (photo) est visible à la salle du troisième âge. © CO
Grâce à un passionné d’histoire, artiste maquettiste et miniaturiste, certains édifices de Longué datant du XIe siècle ne sont pas tombés dans l’oubli.
Après quarante années passées dans les transports dans l’est de la France, Roger Cordier, passionné par l’histoire napoléonienne, puis locale, retiré à Longué à sa retraite en 1989, a consacré toute la seconde partie de sa vie à la réalisation de maquettes d’exceptions pour faire revivre le patrimoine longuéen disparu.
« En parcourant le livre de M. Giraud (« Longué au fil du temps », ndlr), j’ai découvert que Longué possédait un trésor architectural disparu ou encore existant telle qu’une ancienne halle et son château sur l’emplacement actuel de la mairie, une ancienne église au Vieux-Bourg, un château au lieu-dit Avoir, un ancien relais de chevaux… Grâce aussi à M. Alphandéry (ancien maire) qui m’a demandé de reproduire ce patrimoine j’ai, sans hésiter, fait des recherches et je me suis mis au travail », relatait Roger Cordier lors de nos différentes rencontres de 1990 à son décès en 2014. Parmi ses réalisations offertes à la commune, quatre maquettes imposantes reproduites au 1/30e ont été mises sous cloche.
La halle à colombages adossée au château de Longuéde sur la place de la mairie (datée entre le XIVe et le XIXe siècle), est visible dans le hall de la mairie. L’église Notre Dame du Thenais datant du XIe siècle et le relais des chevaux de poste, datant de 1812, sont visibles à l’église de Longué De son côté, le château d’Avoir (XIe-XIXe siècle), est visible en salle du Lathan.
Le château d’Avoir
Relaté dans les écrits disponibles à la bibliothèque du Lathan, de ces passeurs de mémoire sous la plume de Georges Giraud, auteur de « Longué au fil du temps » ou de Daniel Couturier, autre historien demeurant au Vieux Logis du Vieux-Bourg, dans « Souvenirs de Longué – pensées de Jumelles », l’existence du château d’Avoir sur la route des Peux, un lieu stratégique qui pouvait surveiller toute la contrée ouest de Longué, jusqu’à l’Authion et même la Loire, appartenait à la Seigneurie d’Avoir dont dépendaient les anciennes agglomérations de Longué, du Vieux-Bourg, et de nombreux fiefs de Blou à Beaufort.
Démoli entre 1903 et 1905, quelques vestiges du château tel que la vieille porte sculptée et polychrome avec une plaque de marbre sont conservées au musée du château de Saumur.
Deux chapiteaux provenant de la chapelle ont été déposés au château d’Etiau.
Reste encore visible sur le site, le vieux pont de pierre qui enjambe les vastes fossés qui furent sa principale défense.