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Liré. Cinq bonnes raisons de visiter le musée Joachim-Du-Bellay... |
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Le musée Joachim-Du-Bellay propose des visites guidées et différents ateliers créatifs. © DR
Situé au cœur de la petite commune de Liré, le musée à l’effigie du célèbre poète angevin Joachim Du Bellay dévoile sa vie, son œuvre, ses voyages…
Pour la rencontre avec le poète
Dans la salle Renaissance, tout commence par la lecture d’un arbre généalogique. Gigantesque ! Non par la taille mais par la noblesse de la famille Du Bellay, entre brillants ecclésiastiques et hommes de guerre.
Né vers 1522, à Liré, au château de la Turmelière, Joachim Du Bellay passe toute son enfance dans ce village des bords de Loire. « En pleine période Renaissance, il quitte l’Anjou vers 1545 pour ne jamais y revenir, annonce Blandine Beaumont, guide et responsable du musée. À Poitiers, à défaut d’étudier le droit, il se consacre au latin et au grec, rencontre Ronsard. Puis à Paris, ils fondent ensemble la fameuse Pléiade. » Le décor posé, le voyage commence
Pour ses poèmes
Salle de l’Olive, du nom de son premier recueil de poésies en hommage à Marguerite de France, sa protectrice, on découvre tout l’univers poétique de Joachim Du Bellay. Au sol, des tomettes restaurées mettent en valeur des tentures peintes en trompe-l’œil.
Sa santé fragile ne freine en rien son attirance pour l’Italie, et notamment les splendeurs de Rome, cité des humanistes.
Pour l’invitation au voyage
Changement de lieu, changement de décor, la salle de Rome – à l’étage – évoque un paysage méditerranéen et une véritable invitation au voyage. Le célèbre « Heureux qui comme Ulysse… », trône via une fresque au-dessus de la cheminée de cette pièce aux couleurs vives et chatoyantes. Joachim finira par quitter Rome déçu. « Il ne supportait plus la luxure, l’ivresse et la débauche, précise Blandine. Il était nostalgique de son Anjou natal. » Il rejoint alors Paris en 1557 pour y mourir trois ans plus tard. Ces dernières années sont retracées dans cette dernière pièce. Sombre et sobre, l’endroit laisse place au recueillement et à la lecture.
Pour l’art de calligraphie
De février à fin octobre, le musée propose une série d’animations et d’ateliers pour petits et grands. Grâce au livret de visite, ludique et pédagogique, les visiteurs peuvent s’essayer à écrire comme Joachim Du Bellay : à la plume sur du parchemin pour découvrir l’art de la calligraphie. Lecture, café-littéraire, concert, conférence, jeu de rôle… animent ce lieu gorgé d’histoire durant toute la saison.
Pour la douceur angevine
La rencontre avec Joachim Du Bellay s’étend hors les murs du musée. Sur le site de la Turmelière, à la sortie de Liré, les ruines de son château natal invitent à la promenade. « Les paysages du bocage qui entourent le château ont sans nul doute inspiré le poète attaché à la douceur angevine », conclut Blandine Beaumont. Le voyage s’achève ici de la plus belle des manières.
Ouvert de février à fin octobre. Site internet : www.museejoachimdubellay.com Contact : 02 40 04 09 13 ou museedubellay@oreedanjou.fr
En partenariat avec Anjou tourisme anjou-tourisme.com