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Les hommes ont leur clinique de la prostate... |
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Les médecins du CHU et du centre régional de lutte contre le cancer Paul-Papin travaillent ensemble autour de toutes les maladies liées à la prostate.
Le CHU et le centre contre le cancer d'Angers oeuvrent désormais main dans la main.Du problème urinaire au cancer, les patients de la région sont ainsi mieux suivis.
Les femmes avaient déjà leur clinique du sein. Les hommes ont désormais une clinique de la prostate, à Angers. Depuis lundi, c'est la porte d'entrée pour se faire dépister et pour tous ceux qui souffrent d'une maladie liée à cet organe masculin. « Qu'elle soit bénigne ou non », insiste l'urologue Abdel Rahmène Azzouzi.
Installée au CHU, la clinique réunit derrière un numéro unique (02 41 35 41 35) urologues, radiothérapeute, chimiothérapeutes, radiologues, psychologue, sexologue, etc. Des spécialistes du centre hospitalier universitaire (CHU) d'Angers et du centre de lutte contre le cancer Paul-Papin qui, maintenant, travaillent davantage ensemble. Au bout du fil, un urologue répondra aux interrogations des patients et des médecins généralistes.
Le patient peut faire un choix
Unique dans la région, la clinique est un lieu de consultation, pour le dépistage, le diagnostic et le traitement. On s'y occupe de l'adénome de la prostate, lié au vieillissement. Il s'agit d'une augmentation du volume de cet organe, qui peut entraîner des troubles urinaires. « Le patient doit se relever plusieurs fois la nuit, peut avoir des fuites urinaires, ce qui altère beaucoup sa qualité de vie. » Et, évidemment, les cancers de la prostate, deuxième cause de mortalité par cancer pour les hommes, y sont pris en charge.
Le principe ? Après son accord, le dossier d'un malade du cancer est examiné en réunion par toute l'équipe pluridisciplinaire. Ensuite, urologue et radiothérapeute le reçoivent ensemble pour lui présenter les différents traitements possibles. « La chirurgie n'a pas les mêmes effets secondaires que la radiothérapie. On lui présente donc les avantages et les inconvénients pour qu'il puisse faire un choix », explique le Dr Patrice Cellier, oncologue radiothérapeute.
« C'est fini, le temps où on disait au patient : «Tu t'allonges là et on t'opère», renchérit le Dr Azzouzi. Le médecin généraliste, qui connaît mieux le patient, peut aussi le conseiller à partir du dossier qu'il reçoit. »
Cette clinique se veut également référence en matière de recherche. Ici, les données des patients vont être centralisées. « Avec la prise en charge des malades d'aujourd'hui, on prépare donc l'avenir des futurs patients. »
Marie TOUMIT.