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Législatives. Angers-Segré, Philippe Bolo : « Mettre quelque chose en place avec les citoyens »... |
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Philippe Bolo (55 ans, Modem) est candidat à sa propre succession dans la circonscription Angers-Segré. © Ouest-France
Officiellement candidat de la majorité présidentielle depuis le samedi 7 mai, Philippe Bolo (Modem) tentera de conserver la septième circonscription du Maine-et-Loire, Angers-Segré, lors des législatives des dimanches 12 et 19 juin.
Élu en 2017 à la tête de la septième circonscription du Maine-et-Loire, Angers-Segré, Philippe Bolo (Modem) y brigue un nouveau mandat. Il a été investi samedi 7 mai au sein de la confédération Ensemble de la majorité présidentielle.
Quels sont les grands axes que vous souhaitez défendre ?
Représenter le territoire, ça veut dire continuer à l’écouter. C’est facile de le faire en amont d’un projet de loi, avec les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les élus ou les associations. En revanche, c’est plus compliqué avec les citoyens. C’est une vraie envie de mettre quelque chose en place à leur contact, de réfléchir ensemble sur des projets de loi. Aujourd’hui, il est de plus en plus mal perçu et accepté que tout soit imposé, alors que chacun peut avoir un avis sur la question. C’est quelque chose qui doit être porté.
Quelles sont les autres grandes lignes ?
Il va falloir travailler sur des sujets d’actualité incontournables comme le pouvoir d’achat. On parle du pouvoir d’achat mais pour moi, il y a des pouvoirs d’achat. Parce que ce n’est pas la même chose quand on est étudiant que quand on est retraité, qu’on est une famille monoparentale avec trois enfants ou maman solo… Le sujet du pouvoir d’achat, il va falloir le regarder de manière à ce qu’il réponde à tout le monde, pas uniquement en prenant des mesures pouvant apparaître comme des solutions mais qui ne concernent qu’une partie de la population. Il y a aussi des sujets à continuer à approfondir : la transition énergétique, la retraite… Et tout ce qui fait la vie du territoire doit être regardé.
Quel regard portez-vous sur l’évolution de ce territoire depuis 2017 ?
Dans le domaine de l’entreprise, une évolution majeure, c’est qu’aujourd’hui, tous secteurs confondus, les chefs d’entreprise peinent à trouver des salariés. L’agriculture a aussi connu quelques changements. Elle a été placée sous les feux des projecteurs avec beaucoup d’agribashing, et maintenant, la tendance commence à se retourner car beaucoup ont compris qu’il fallait faire attention à la préserver. C’est un territoire doté d’atouts et qui n’est pas le moins bien placé par rapport aux autres territoires français, je le vois en discutant avec des collègues.