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Législatives en Maine-et-Loire. 7e circonscription : Stéphane Trottier, candidat de la « ruralité »... |
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Stéphane Trottier (à gauche) et Hubert de Montmarin portent la candidature du Mouvement pour la ruralité sur la 7e circonscription Angers-Segré. © Ouest-France
Vingt ans après une première candidature sous les couleurs de Chasse, pêche, nature et traditions, Stéphane Trottier se présente à nouveau sur la 7e circonscription (Angers-Segré) du Maine-et-Loire à l’occasion des élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Il porte l’étiquette du Mouvement de la ruralité.
À 56 ans, Stéphane Trottier a décidé de repartir au combat, deux décennies après une première candidature aux élections législatives sous les couleurs de Chasse pêche nature et traditions (CPNT). En 2002, dans un scrutin à 12 candidats, il avait recueilli 1,47 % des voix. Cette fois, c’est avec l’étiquette du Mouvement de la ruralité, nouvelle appellation du CPNT depuis novembre 2019, qu’il se présente. Toujours sur la circonscription d’Angers-Segré.
À ses côtés, l’ancien agriculteur domicilié à L’Hôtellerie-de-Flée (commune déléguée de Segré-en-Anjou bleu) est accompagné d’Hubert de Montmarin, agriculteur bio de 78 ans installé à Villemoisan (commune déléguée de Val-d’Erdre-Auxence). Leur leitmotiv : « défendre la ruralité. »
Leurs grandes idées ? « La proximité , répond Hubert de Montmarin. Nous voulons mener le combat pour la médecine locale, le maintien des écoles, le développement des transports, le soutien aux petits commerces. C’est un combat de tous les jours qui concerne la qualité de vie rurale. »
« Mouvement anti-éolien depuis vingt ans »
Stéphane Trottier détaille l’un des aspects : « la désertification dans les métiers de la santé en général, humaine mais aussi animale. On manque de médecins mais aussi de vétérinaires. Si on est élus, on soutiendra les projets visant à aider financièrement les étudiants dans ces filières qui s’engageront en contrepartie à rester cinq ans sur le territoire. »
Autre cheval de bataille à leurs yeux : la lutte contre les projets éoliens. « On est un mouvement anti-éolien. Aujourd’hui, certains se positionnent sur ce sujet par opportunisme, nous, nous le faisons depuis vingt ans. On sait qu’il faut des énergies renouvelables, on est favorables au photovoltaïque et à la méthanisation à petite échelle. »
Dernier argument avancé : la mise en place « d’une formule. Pour un euro dépensé en ville, un euro sera dépensé pour la ruralité. Il faut mieux répartir la richesse notamment pour garder nos jeunes dans les villages. »