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Législatives 2022 en Maine-et-Loire. Nicole Dubré-Chirat retourne à l’Assemblée nationale... |
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Nicole Dubré-Chirat (Renaissance), retrouvera son siège de députée dans la 6e circonscription (Angers-Mauges) du Maine-et-Loire. © Ouest-France
Réélue pour un second mandat, ce dimanche 19 juin, dans la 6e circonscription de Maine-et-Loire (Angers-Mauges) la députée de la majorité présidentielle a réussi à s’imposer, malgré un écart serré avec la gauche au premier tour.
« C’était une erreur de débutante » , reconnaît Nicole Dubré-Chirat, 70 ans, députée Renaissance (ex-LREM) réélue dans la 6e circonscription du Maine-et-Loire (Angers-Mauges). Elle avait affirmé que ce premier mandat de députée serait son « unique mandat ». Mais elle avait parlé trop vite. « Le temps de s’installer, de nouer des contacts… Cinq ans, ça passe très vite. J’avais envie de poursuivre ma mission. »
Une femme « dynamique »
N’en déplaise à ses adversaires de la droite comme de la gauche, qui lui ont fait souvent fait le reproche inverse, « Nicole est très présente sur le terrain » , affirme Denis Masséglia, député LREM, réélu, de la 5e circonscription (Cholet).
Même si Nicole Dubré-Chirat pointe « la difficulté de partager [son] temps entre l’Assemblée nationale et la permanence locale. La circonscription est grande, alors au bout de cinq ans, il est normal de ne pas connaître tout le monde » .
La campagne – bien que courte — a été mouvementée, entre l’attente de son investiture et la sortie de son désormais ex-suppléant, Claude Eas, qui avait qualifié son bilan de « très médiocre ».
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Novice en politique avant son premier mandat, en 2017, la députée native de la Creuse a mené carrière dans le domaine de la santé, à Angers, où elle vit. En tant qu’infirmière, puis en tant que cadre aux urgences du CHU d’Angers.
Simon Holley, le référent départemental de LREM, reconnaît en elle « une battante ». « C’est quelqu’un qui écoute et qui ne parle pas pour ne rien dire. Elle est loyale dans ses positions et envers le gouvernement. »
En avril 2017, après la dissolution du centre médico-sportif d’Angers qui l’employait, elle avait réclamé aux prud’hommes une dizaine de milliers d’euros à cette association financée par la Ville. À l’évocation de l’épisode qui avait fait grincer bien des dents, notamment celles du maire d’Angers Christophe Béchu, Nicole Dubré-Chirat se crispe.

Nicole Dubré-Chirat victorieuse, face à Tassadit Amaghar, dans la 6e circonscription du Maine-et-Loire. Ouest-France
Contre l’allongement de l’IVG
Son expérience dans le domaine de la santé l’a poussée à siéger dans la commission bioéthique, à travailler sur les questions du bien vieillir, de la gestion de l’hôpital, des déserts médicaux. « En tant que femme, j’ai l’impression de devoir prouver plus que les hommes » , constate la députée.
Fin février, elle votait contre l’allongement du délai de recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). « Cela comporte un risque pour la santé des femmes » , justifie-t-elle. La députée a, plus localement, milité en 2019 pour une nouvelle organisation des communes nouvelles et porté, avec Denis Masséglia, le projet de construction de la nouvelle prison prévue dans l’agglomération d’Angers.
« Je voulais un grand écart »
Ce dimanche 19 juin, au second tour des élections législatives, Nicole Dubré-Chirat a été réélue face à Tassadit Amghar (Nupes) avec 57,6 % des suffrages (43,57 % en 2017). « Je suis contente car je voulais qu’il y ait un écart important, réagit Nicole Dubré-Chirat. D’une part parce que j’étais sortante et d’autre part parce que j’ai fait une campagne de proximité très importante. »