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Législatives 2022 en Maine-et-Loire. Dans les pas des finalistes de la circonscription Angers-Segré... |
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Mardi 14 juin, en début de soirée, le candidat Guillaume Jouanneau (PS, Nupes) est allé à la rencontre des habitants d’Avrillé. © Ouest-France
Pour Guillaume Jouanneau (PS, Nupes) et Philippe Bolo (MoDem, Ensemble !) les deux finalistes de la 7e circonscription du Maine-et-Loire, Angers-Segré, l’entre-deux tours des élections législatives se passe essentiellement sur le terrain. Chacun espère convaincre de nouveaux électeurs en vue du deuxième tour, dimanche 19 juin.
Mardi 14 juin, 17 h 30. Moins de 48 heures après sa qualification pour le second tour des élections législatives, tandis que deux groupes de militants parcourent Segré et le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin, à Angers (Maine-et-Loire) Guillaume Jouanneau a choisi Avrillé pour battre le terrain. Sur le terrain de son adversaire, Philippe Bolo.
« Inciter les abstentionnistes à aller voter »
Son objectif premier : convaincre ceux ayant boudé les urnes, dimanche 12 juin, de franchir le pas cette fois. « Il faut inciter les abstentionnistes à aller voter, c’est important, martèle le candidat PS de la Nupes, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (30,32 % au 1er tour). Et si c’est pour nous, alors tant mieux. Ce sont des gens qui ne se retrouvent pas dans la politique d’aujourd’hui. »
Les échanges le confirment. « C’est un tel spectacle à la télévision que quand on les voit, on zappe ! lance une femme. On ne comprend pas ce qu’ils disent, ils parlent les uns sur les autres. » La discussion avec le candidat PS achevée, une jeune adulte repart avec l’idée de s’intéresser davantage aux élections. Elle ira probablement jeter un œil sur les réseaux sociaux.
Postés sur une place commerçante, Guillaume Jouanneau et deux militants multiplient les approches auprès des passants. Ils sont, le plus souvent, bien accueillis. Leurs arguments : « Justice sociale, justice fiscale, justice environnementale. »
Le candidat s’appuie sur des exemples locaux : la grève au centre hospitalier universitaire d’Angers la semaine dernière, le désarroi de parents d’élèves de Segré face au manque de place dans un lycée, les transports…
« Prendre le pouls des commerçants »
Une grosse heure plus tard, le trio s’apprête à plier bagage. Satisfait. « Un jeune homme m’a même demandé plusieurs prospectus pour ses copains du club de foot » , sourit la militante.
Ce mercredi matin 15 juin, alors que la température commence à grimper, Philippe Bolo sillonne le marché de Segré, avec sa remplaçante Patricia Maussion et une militante. Ils poursuivront leur balade de campagne dans les rues du centre-ville.
« On va à la rencontre des commerçants pour prendre le pouls, savoir comme ils vivent la hausse des tarifs, la préoccupation du pouvoir d’achat » , rapporte le candidat MoDem, Ensemble ! (40,81 % au 1er tour).

Accompagné de sa remplaçante Patricia Maussion, Philippe Bolo (MoDem, Ensemble !) s’est rendu sur le marché de Segré, mercredi matin. Ouest-France
Producteurs de miel, d’endives, de fromages de brebis sont sondés sur le marché, avant que le député sortant ne mette le cap chez la fleuriste. « Si je suis réélu, je me pencherai sur la vente en vrac et prolongerai les assises du commerce » , lui glisse-t-il.
« Les électeurs ne comprennent pas qu’un député est utile »
Au gré de sa déambulation, le duo échange avec quelques passants. Une femme l’interpelle sur le démarchage téléphonique qui insupporte son époux. Avant de prendre ses coordonnées, le député lui rappelle qu’il est intervenu à ce sujet dans l’hémicycle et qu’une loi existe. « Ce sont les rencontres qui font les sujets, apprécie Philippe Bolo. Lundi, au marché de Candé, on a parlé patrimoine, visas, modèle économique, retraite, pouvoir d’achat, boule de fort… »
Une élue segréenne faisant ses emplettes s’interroge sur la forte abstention. « Les électeurs ne comprennent pas qu’un député est utile , répond Philippe Bolo. Pourtant, ils peuvent nous appeler. »
D’autres électeurs, partisans du député sortant, semblent convaincus que leur favori renouvellera son bail. « On verra, il ne faut rien lâcher » , réplique-t-il. Réponse dimanche soir.