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Le sort des salariés d’Alinéa en suspens... |
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La moitié des emplois va être supprimée chez Alinéa. © Mélanie Leblanc
Le tribunal de commerce de Marseille s’est réuni, lundi 31 août, mais ne rendra sa décision que le 14 septembre sur la reprise de l’enseigne d’ameublement.
Les salariés de l’enseigne d’ameublement Alinéa seront fixés sur leur sort le 14 septembre. Le tribunal de commerce de Marseille, qui a examiné, hier, l’offre des actuels actionnaires, la famille Mulliez (Auchan, Decathlon, Leroy Merlin), se donne un peu plus de temps pour rendre sa décision.
Si la validation de l’offre prévoyant la suppression d’un millier d’emplois ne fait plus beaucoup de doutes, le juge  a suggéré de fixer un rendez-vous dans un an pour voir comment se passe cette repriseÂ
, a rapporté, à l’issue de l’audience de lundi 31 août, Nathalie Campagnolo, avocate des salariés. En cas de reprise, seuls neuf des vingt-six magasins seraient conservés et 865 emplois sauvés sur 1 861.
« On était sur la pente descendante »
Alinéa a été placée en redressement judiciaire le 18 mai. Seuls repreneurs, les actuels actionnaires ont pu déposer une offre de reprise, grâce à une ordonnance du 20 mai très critiquée. Une opération jusque-là impossible, sans une autorisation préalable du procureur de la République.
Il est ainsi reproché aux dirigeants de vouloir effacer une partie de leurs dettes (12 millions d’euros au total).  Tout cela est fait pour que la famille Mulliez fasse des économies et n’assume pas personnellement sa responsabilité dans le plan de sauvegarde de l’emploiÂ
, a déploré Nathalie Campagnolo. De leur côté, les actionnaires assurent ne pas vouloir échapper à leurs créanciers.
 Cela fait plusieurs années que l’on sentait qu’on était sur la pente descendanteÂ
, témoigne Laurence, déléguée du personnel. L’offre de reprise prévoit notamment des reclassements en interne et des postes dans d’autres enseignes du groupe.