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Le parc Terra Botanica, près d’Angers, cherche un investisseur privé pour assurer son développement

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photo  le parc terra botanica, situé près d’angers, va franchir un cap dans son développement.  ©  archives ouest-france / eddy lemaistre 2

Le parc Terra Botanica, situé près d’Angers, va franchir un cap dans son développement. © Archives Ouest-France / Eddy Lemaistre

Véritable locomotive touristique, Terra Botanica, le parc dédié au végétal enraciné à Angers (Maine-et-Loire), va franchir un cap dans son développement. Le site cherche un investisseur privé. L’annonce a été faite officiellement ce jeudi 8 février 2024, on vous en révèle les contours.

Le bébé a bien poussé. Le parc dédié au végétal Terra Botanica, posé à Angers et Avrillé (Maine-et-Loire), fêtera ses quinze ans en 2025. Un vrai ado, maintenant.

Pour l’occasion, ses « parents », le Conseil départemental et la ville d’Angers, propriétaire du foncier, ont décidé de lâcher un peu de lest en laissant la main à un potentiel investisseur privé pour soutenir son développement. Explications.

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Comment se porte Terra Botanica ?

Franchement, c’est la grande forme. C’est, en tout cas, ce dont se félicite Pierre Watrelot, le directeur du site touristique. « Nous avons accueilli 554 000 visiteurs en 2023 », relève-t-il.

Une fréquentation record – la troisième consécutive depuis 2020 -, qui fait de Terra Botanica le deuxième parc à thème des Pays de la Loire et le positionne dans le top 10 des parcs français les plus fréquentés.

« Un visiteur sur deux vient dans la région spécialement pour Terra Botanica, s’enflamme Florence Dabin,la présidente du Conseil départemental. C’est un véritable succès et désormais, il est reconnu, admiré et envié. »

Comment se présente l’avenir ?

Les chiffres le disent : le parc dédié au végétal est au top. Et pour qu’il le reste – et qu’il puisse faire encore mieux – il faut forcément investir.

Dans de nouveau services, de nouveaux espaces (le site dispose encore d’une réserve foncière d’une quinzaine d’hectares), de nouvelles infrastructures ; dans du personnel, aussi. Bref, il faut mettre la main au portefeuille pour continuer à assurer le développement de Terra Botanica. En vérité, c’est impératif.

Dès lors, Département et Ville ont décidé de s’adosser à investisseur privé pour répondre à cette « injonction économique », quelque part. Pour adapter la gouvernance à ce nouvel âge de Terra Botanica.

Comment cela va-t-il se passer ?

Par étapes. « Fin mars, on va publier un appel à manifestation d’intérêt », détaille Pierre Watrelot. Objectif : « Travailler sur différents critères qui permettront à un investisseur privé de s’adosser à Terra Botanica, poursuit le directeur. Pour développer les investissements et faire en sorte que l’on puisse garder la main sur les éléments fondamentaux du parc : le végétal, le droit de regard des collectivités, la garantie de l’intégration des 168 salariés vers une nouvelle structure. »

Une fois l’appel à manifestation d’intérêt publié, viendra le temps du choix et des négociations. Le tout mènera les acteurs du projet vers la fin du mois de juin.

Le nom du potentiel investisseur, quant à lui, devrait être connu dans le courant de l’été – juin ou juillet – ou au mois de septembre. « Pour qu’en 2025, à l’occasion de nos 15 ans, on puisse faire ce mariage entre le privé et les collectivités. »

Qui pourrait être intéressé ?

Si, comme le confirme Pierre Watrelot, des « contacts » ont déjà été pris, il est, pour l’instant, urgent d’attendre avant de connaître l’identité d’un potentiel investisseur pour Terra Botanica. En fait, tout est à construire, dans ce projet.

Néanmoins, comme l’assure Florence Dabin, « Il faut que cela soit un professionnel du tourisme. Nous avons un devoir d’excellence. » À bon entendeur.

Est-ce à dire que les collectivités retirent leurs « billes » ?

Si on parle de sous, et plus précisément de subventions, clairement, pour ces dernières, c’est une source d’économie. « De non-dépense », dira, pour plaisanter, Florence Dabin.

Quoi qu’il en soit, après avoir injecté 84 millions d’euros depuis les débuts du parc dédié au végétal (8 millions pour Angers), les collectivités ont fini par atteindre un plafond de verre en matière d’investissement.

Les dernières subventions allouées au site touristique s’élèvent ainsi à 1,5 million d’euros. 750 000 € pour le Département ; 750 000 € pour Angers. Quand les investissements attendus se chiffrent en plusieurs millions d’euros, le montant apparaît clairement sous-dimensionné.

Néanmoins, penser que ces mêmes collectivités se désengageraient de Terra Botanica, c’est aller un peu vite en besogne.

« Les choses seront un peu différentes, concède Florence Dabin, mais ce qui est protégé, c’est la propriété de Terra Botanica, tous les employés et ce qui fait son ADN : le végétal. Quant à nous, Département et Ville, on aura toujours un droit de regard qui permettra qu’il ne devienne pas autre chose. » Ça va mieux en le disant.

 
Jean-Philippe NICOLEAU.    Ouest-France  

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