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Le numéro 2 national de la pomme, Innatis, en Anjou, est en difficulté... |
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La pomme Choupette fait partie des variétés commercialisées par le groupe angevin Innatis. © Biosphoto via AFP
Une nouvelle station de stockage et de conditionnement de fruits avait été mise en service en 2024. Une procédure de sauvegarde a été ouverte pour le groupe Innatis et sa filiale Pomanjou, basée près d’Angers.
Le tribunal des activités économiques de Paris a ouvert, le 29 septembre 2025, une procédure de sauvegarde pour le groupe Innatis, numéro 2 national de la pomme, basé près d’Angers (Maine-et-Loire).
Selon nos confrères d’Agra presse, cette procédure vise à restructurer son pôle historique du Val-de-Loire, en raison de difficultés faisant suite à « des choix économiques et des difficultés de retour sur investissement ».
En 2024, le groupe avait mis en service une nouvelle station fruitière à Verrières-en-Anjou, pour réunir deux anciens sites - celui d’Écouflant, près d’Angers, et celui de La Chapelle-d’Aligné, dans la Sarthe - et concentrer au même endroit les activités de stockage et de conditionnement, avant l’envoi des fruits pour la grande distribution, les grossistes et l’export. Un investissement de trente millions d’euros.
Plusieurs filiales commerciales
Innatis est aussi un acteur majeur du marché des variétés club, avec ses variétés Honey Crunch, Zingy, Choupette…, provenant notamment des propres vergers du groupe en Sarthe et en Maine-et-Loire et ce segment est actuellement malmené par de nouvelles habitudes de consommation, davantage orientées sur des pommes de moindre gamme.
Fondé dans les années 1950, le groupe familial des Vergers Launay est devenu Pomanjou, puis Innatis il y a dix ans, et s’est ouvert à d’autres marchés, notamment celui des fruits à noyaux. Innatis compte une organisation de producteurs et plusieurs filiales commerciales, parmi lesquelles Direct South Africa (DSA), aussi basée à Verrières-en-Anjou, spécialisée dans l’importation.
Les procédures de sauvegarde s’adressent à des sociétés rencontrant des difficultés financières qu’elles ne parviennent pas à surmonter. La période d’observation, qui fait suite à l’ouverture de la procédure par le tribunal, peut durer douze mois maximum. Elle permet la poursuite de l’activité économique, le maintien de l’emploi et le règlement des dettes.
Selon la lettre API, le groupe Innatis comptait, en 2024, 600 salariés, pour un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros.