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Le groupe IKKS bientôt placé en redressement judiciaire et en quête de repreneurs... |
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IKKS a été fondé en 1987. © Archives CO - Alexandre BLAISE
INFO LE COURRIER DE L’OUEST. Dans un contexte très tendu pour le prêt-à-porter, et près de deux ans après un plan social, le groupe français IKKS demande l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Basé à Saint-Macaire-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire, il emploie un millier de salariés en France.
Moins de deux ans après un plan social (février 2024*), la situation reste tendue pour IKKS, spécialiste du prêt-à -porter milieu de gamme/haut de gamme (femmes, hommes, enfants). Selon les informations du Courrier de l’Ouest, le groupe français a demandé, le jeudi 25 septembre, l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du greffe du tribunal de commerce de Paris*. Il emploie un millier de salariés en France, dont environ 400 dans son siège de Saint-Macaire-en-Mauges (Sèvremoine, Maine-et-Loire), près de Cholet. Ces derniers ont d’ailleurs été réunis, ce vendredi 26 septembre, à l’occasion d’une prise de parole du dirigeant, Ludovic Manzon.
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En toile de fond, les crises qui plombent le secteur depuis plus de cinq ans : Covid (fermeture des commerces - IKKS comptait 604 points de vente début 2024 avant le plan social), coût de l’énergie, développement de la seconde main, concurrence de « l’ultra fast fashion » (SheIn en est l’exemple)… Sans oublier la guerre en Ukraine (pays important pour IKKS pour les manteaux, parkas, costumes…).
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Des repreneurs recherchés
Pour rebondir, le groupe avait lancé le plan PhoenIKKS. Objectif ?  Recentrer stratégiquement la marque sur ses activités de prêt-à -porter les plus rentables et adapter son empreinte géographique.Â
Plan qui aurait commencé à porter quelques fruits en 2025. Mais pas suffisamment.
En parallèle, comme l’avait révélé La Tribune en juin dernier, IKKS est en cherche de repreneurs. Selon le média spécialiste de l’économie, les propriétaires - les fonds américains Avenue Capital, CarVal Investors et Marathon Asset Management - veulent céder un groupe dont ils avaient pris le contrôle en 2019.
(1) Suppressions de 202Â postes sur 1328 en France et de 77Â points de vente sur 604.
(2) Contacté ce vendredi matin, le groupe IKKS n’a pas encore répondu à nos sollicitations.