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Le géant chinois Shein arrive mercredi dans cinq magasins de province du BHV : voici les villes concernées... |
Le géant chinois Shein arrive ce mercredi 25 février dans cinq des sept magasins de province détenus par la société SGM, propriétaire du BHV. Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges sont les villes concernées.
Annoncée plusieurs fois avant d’être repoussée, l’arrivée de Shein devient réalité. Cinq des sept magasins de province détenus par la société SGM, propriétaire du BHV, accueilleront le géant chinois à partir de ce mercredi 25 février 2026. Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges sont les villes concernées.
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Pour Le Mans et Orléans, l’arrivée n’est pas prévue dans l’immédiat en raison d’un manque de place pour accueillir les produits de l’enseigne chinoise.
L’offre s’adaptera aux « préférences locales »
Le déploiement des nouveaux espaces Shein, de 500 à 1 000 m² environ selon les villes, se fera « de manière progressive », ont indiqué Shein et la SGM dans un communiqué diffusé ce mardi 24 février.
Dans un premier temps, l’offre, essentiellement « hivernale », sera « sensiblement identique » dans les BHV concernés, a précisé à l’Agence France-Presse le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat. Puis « à partir de début avril », elle intégrera plus « de références saisonnières » et des produits « en phase avec les préférences observées localement ».
Des salariés inquiets
La CFDT exprime de son côté l’inquiétude des salariés sur la pérennité des magasins. Depuis plusieurs mois, l’annonce de l’arrivée de la plateforme mondiale d’e-commerce a suscité beaucoup d’interrogations.
En novembre dernier, à Angers, les salariés du BHV (ex-Galeries Lafayette) se disaient déboussolés. Le climat est anxiogène
, avouait l’une d’entre elles. Plusieurs marques phares ont décidé de se retirer.
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Le même mois, dans La Tribune Dimanche, plus de 80 députés avaient réclamé l’interdiction de la marque chinoise en France, dénonçant « le visage le plus brutal de la fast fashion. » Selon les parlementaires, Shein « détruit la planète, nos emplois et la santé des consommateurs », et représente « une catastrophe environnementale ».
Des clients attirés par les prix très bas
Selon un baromètre de l’Institut français de la mode dévoilé jeudi 12 février, plus d’un tiers des consommateurs français (38 %) ont acheté des vêtements sur des plateformes de mode ultra-éphémère (Shein, Temu, AliExpress…) en 2025, attirés par les prix très bas, la diversité des produits et les tailles disponibles, rapporte l’Agence France-Presse.