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La question du jour. Franck Dubosc mérite-t-il de remporter un César ?... |
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Aux côtés de Laure Calamy, Franck Dubosc avait livré un thriller burlesque avec « Un Ours dans le Jura ». © Photo - Julien Panié
Il est l’une des personnalités préférées des Français : Franck Dubosc est en lice pour décrocher son tout premier César, lui qui est nommé pour le prix du meilleur scénario original pour son film « Un ours dans le jura ». La cérémonie est prévue ce jeudi 26 février 2026, à l’Olympia.
Après le « Cesario 2025 » plein d’humour l’an passé, Franck Dubosc pourrait enfin toucher le graal, ce jeudi 26 février 2026 à l’occasion de la 51e cérémonie des César. Un rendez-vous qui s’annonce plein de suspense, cette année et qui pourrait donc honorer l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français dont c’est la première nomination à 62 ans.
L’acteur concourt en effet pour le prix du meilleur scénario original pour son film « Un ours dans le Jura », qu’il avait lui-même réalisé. Et pour lequel il s’était pleinement impliqué aussi, dans l’œil de la caméra.
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Une année difficile pour le cinéma français
La 51e cérémonie des César prévue ce jeudi s’annonce ouverte après une année compliquée pour le cinéma français en termes de fréquentation, même si plusieurs films d’art et essai ont tiré leur épingle du jeu, dont « Nouvelle Vague » en tête des nominations. Le long-métrage de l’Américain Richard Linklater est en lice dans dix catégories, parmi lesquelles meilleur film et meilleure réalisation.
Déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950, ce film tourné en noir et blanc fait revivre plusieurs figures mythiques du cinéma français comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Jean-Paul Belmondo. Richard Linklater, figure du cinéma indépendant américain (« Boyhood », la trilogie « Before »), y suit les premiers pas du réalisateur sur le tournage d’« À bout de souffle », chef-d’œuvre du 7e art tourné en 1959 en 20 jours et avec une ébauche de script. Pour son premier rôle au cinéma, Guillaume Marbeck, qui joue le jeune Godard, est nommé pour le César du meilleur espoir masculin.
Trois autres films suivent avec huit nominations et abordent la cérémonie de jeudi à l’Olympia qui sera animée par le sociétaire de la Comédie française, Benjamin Lavernhe.
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Jim Carrey distingué pour son immense carrière
« L’Attachement », de Carine Tardieu, permet notamment à Valeria Bruni Tedeschi et Pio Marmaï d’être nommés respectivement pour les César de la meilleure actrice et du meilleur acteur.
Dominik Moll pour « Dossier 137 », une enquête de la police des polices sur une bavure policière en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », a également été plébiscité par les professionnels (meilleure réalisation et meilleur film notamment), tout comme « L’Inconnu de la Grande Arche », de Stéphane Demoustier. Ce film, sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation. Claes Bang, acteur danois qui interprète le rôle de Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par le chantier pharaonique de l’Arche, est nommé pour le César du meilleur acteur. Trois autres acteurs du film le sont pour celui du meilleur second rôle : Swann Arlaud, qui incarne l’architecte français Paul Andreu, Xavier Dolan en conseiller culture du président de la République, et Michel Fau en François Mitterrand monarque bâtisseur.
Plusieurs personnalités sont attendues tout au long la cérémonie, à commencer par l’acteur canado-américain Jim Carrey, qui recevra un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
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« Un simple accident » sous le feu des projecteurs ?
Le réalisateur canadien David Cronenberg (« La Mouche », « Les Promesses de l’ombre »), 82 ans, est annoncé parmi les personnalités choisies pour remettre un trophée, tout comme Isabelle Huppert, Golshifteh Farahani ou encore Pierre Lottin (lui-même nommé pour le meilleur second rôle dans « L’Étranger » de François Ozon).
La cérémonie pourrait aussi couronner l’Iranien Jafar Panahi, dont le long-métrage « Un simple accident » est nommé dans la catégorie meilleur film. Ce manifeste contre l’arbitraire et la violence de la République islamique, tourné clandestinement en Iran, a déjà remporté la Palme d’or à Cannes et est nommé aux Oscars dans la catégorie meilleur film international et meilleur scénario original.
Jafar Panahi a été condamné à un an de prison dans son pays en fin d’année dernière pour des « activités de propagande ». Il a malgré tout annoncé son intention d’y rentrer après sa tournée internationale pour promouvoir son film et le défendre aux Oscars.
La répression des manifestations de janvier contre le pouvoir a fait au moins 7 000 morts en Iran, selon des ONG de défense des droits humains basées à l’étranger.