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La « sectorisation », cette méthode qui permet de faire la chasse aux fuites d’eau... |
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Valentin Finet, chef secteur production à la Régie, Alain Bourdin, maire de Mouliherne, Jérôme Harrault, maire d’Allonnes en charge de l’eau à l’Agglo, Arnaud Senecal, directeur travaux à la Saur, Noan Le Bris, conducteur travaux à la Saur. © CO
Pour limiter encore plus les fuites sur le réseau d’eau potable, ce dernier sera sectorisé dans les prochains mois, dans le nord Saumurois (Maine-et-Loire). Des travaux conséquents (plus de 440 000 € HT) qui devraient permettre de faciliter la recherche de fuite et d’améliorer le rendement. Explications.
Traquer les fuites sur le réseau d’eau potable, c’est l’un des enjeux le plus important pour l’Agglo Saumur Val de Loire. C’est dans ce cadre-là , que la Régie Eau s’est lancé dans une nouvelle étape de sectorisation du réseau afin de repérer plus facilement les fuites et les réduire. Explications.
Qu’est-ce que la sectorisation ?
La sectorisation consiste à découper le réseau de distribution d’eau en zones de plus en plus petites, afin de mesurer les débits entrants et sortants. Ainsi à Mouliherne, le secteur sera divisé en trois points. Symboliquement, ce mardi 23 septembre 2025, la Saur (qui a remporté le marché d’installation), l’Agglo, la Régie Eau et le maire de Mouliherne, ont présenté l’installation d’un point de sectorisation sur le site du Fourneau.
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Sur le secteur du nord Saumurois, ce sont au total trente points de sectorisation qui seront installés d’ici décembre 2025, dans les communes d’Allonnes, Brain-sur-Allonnes, Neuillé, Vernoil-le-Fourrier, Vernantes, Mouliherne et Longué-Jumelles. 300 km de canalisations qui seront sectorisés. Ce qui coûtera 448 454 € (HT).
Quel est son objectif ?
Travailler en sectorisation, ça permet d’améliorer le rendement du réseau d’eau
, explique Jérôme Harrault, maire d’Allonnes en charge du cycle de l’eau à l’Agglo. L’objectif, c’est de passer de 85 % de rendement à l’heure actuelle, à 90 %. Car les pertes d’eau entraînent des coûts de traitement notamment, ce qui peut à la longue coûter à l’abonné.
Viendra ensuite la pose de compteurs et l’installation temporaire de compteurs mobiles. Mais aussi la mise en place de régulateurs de pression et la manipulation des vannes afin d’optimiser les flux d’eau potable, et localiser encore plus précisément les fuites.
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Qu’est-ce que ça change pour les techniciens ?
C’est un gain de temps pour nous
, détaille Valentin Finet, chef du secteur production à la régie. Car grâce à la sectorisation, le périmètre de recherche est restreint. Ce qui nous aidera notamment pour trouver les petites fuites, qui sont le plus difficilement identifiables
. Côté particulier, il est aussi prévu de mettre en place des compteurs intelligents qui pourraient permettre d’informer les abonnés de la présence de fuites chez eux.
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Comment sont repérées les fuites ?
Pour repérer les fuites, les services scrutent les flux de nuit, sur une période où quasiment personne n’utilise d’eau : Souvent, on s’appuie sur les données entre 2 et 4 heures du matin. Quand on voit qu’il y a du débit, on sait qu’il y a une fuite
, indique Valentin Finet. À savoir qu’un simple goutte à goutte provoque une perte de 30 000 litres par an !