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La question du jour. Réunir les plus gros narcotrafiquants dans une même prison : une bonne idée ?... |
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Le ministre de la Justice Gérald Darmanin veut réunir les cent plus gros trafiquants de drogue de France dans une même prison de haute sécurité pour les empêcher de poursuivre leur activité criminelle depuis leur cellule. Est-ce une bonne idée selon vous ? © AFP
Réunir les cent plus gros trafiquants de drogue de France dans une même prison de haute sécurité pour les empêcher de poursuivre leur activité criminelle depuis leur cellule… C’est le souhait du ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Est-ce une bonne idée selon vous ?
La France, où l’inquiétude monte sur les ravages du trafic de drogue en plein essor, a décidé d’isoler dans une prison de haute sécurité
les cent plus gros narcotrafiquants
qui poursuivent leur activité criminelle depuis leur cellule, a annoncé dimanche 12 janvier le ministre de la Justice.
Nous allons prendre une prison française, on va la vider des personnes qui y sont et on y mettra, puisqu’on l’aura totalement isolée, totalement sécurisée, avec des agents pénitentiaires particulièrement formés
, les cent plus gros narcotrafiquants
, a annoncé Gérald Darmanin, sur la chaîne LCI.
On va montrer que quand on est en prison et qu’on est un narcotrafiquant on ne peut pas téléphoner et on ne peut pas avoir une vie agréable
, a-t-il ajouté.
Le ministre, qui a fait de la lutte contre le narcotrafic une de ses priorités depuis son arrivée le 23 décembre, entend taper très fort
contre cette menace de sécurité intérieure
.
Ce qui est insupportable
, a estimé M. Darmanin, c’est que les prisons ne soient plus des entraves pour la plupart (des narcotrafiquants) pour continuer leur trafic, ou assassiner, ou menacer des magistrats, des agents pénitentiaires, des journalistes ou des avocats
.
La drogue n’a jamais autant circulé en France, où le chiffre d’affaires du trafic est estimé entre 3,5 et 6 milliards d’euros par an, avec de nombreux gangs rivaux qui se livrent une guerre de territoire sanglante.
En novembre, les maires de France ont sonné l’alarme sur l’irruption de produits stupéfiants, notamment de cocaïne, dans les territoires ruraux comme urbains.