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La question du jour. Les places de cinéma sont-elles devenues trop chères ?... |
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Le film "Avatar 2" de James Cameron avait été un immense succès public. Le chapitre 3 sera-t-il à la hauteur ? © Walt Disney Company
En cette période de fêtes de fin d’année, durant laquelle la fréquentation des cinémas de l’hexagone est souvent plus importante qu’à l’accoutumée, les grosses productions mettent le paquet avec des films très attendus. Parmi eux, le dernier né de la saga Avatar, pour conclure un chapitre ouvert il y a tout juste 16 ans : « Avatar : de Feu et de Cendres ».
Voici cinq choses à savoir sur « Avatar : de Feu et de Cendres », l’un des films les plus attendus de l’année dont l’avant-première européenne a lieu vendredi soir, avant une sortie en salles prévue le 17 décembre 2025 en Europe.
Réflexion sur la famille
Ce troisième film nous replonge dans l’univers de Pandora, la planète des Na’vi, des humanoïdes à la peau bleue hauts de trois mètres, dont les ressources sont convoitées par les humains. Le héros Jake Sully (Sam Worthington), un ancien marine qui a rompu avec sa condition d’humain pour vivre parmi les Na’vi dans la peau de son avatar, doit surmonter la mort de son fils ainé tué lors de la bataille contre la RDA (Resources Development Administration) à la fin de l’opus précédent. Sa femme Neytiri (Zoe Saldana), leurs trois enfants et Spider, un jeune humain qu’ils ont pris sous leur aile, vont être confrontés à une série d’épreuves.  On voit les enfants s’affirmer et essayer de trouver leur place dans un monde où ils sont métis. La mère est 100 % Na’vi, une traditionaliste pure et dure. Le père (Jake Sully) vient d’un autre système stellaireÂ
, a expliqué James Cameron lors d’une conférence de presse à Paris.  Nous avons affaire à une famille de réfugiés, essentiellement des immigrants déplacés. Les gens peuvent s’identifier à celaÂ
, a poursuivi le réalisateur canadien de 71 ans.
Une nouvelle antagoniste
Lors de leurs pérégrinations, les héros croisent la route des Mangkwan, le peuple des Cendres, une communauté Na’vi dont le territoire a été détruit par un volcan et qui vit désormais de pillages. Les Mangkwan sont dirigés par Varang, incarnée par Oona Chaplin, petite-fille de Charlie Chaplin. Elle dévoile une face plus sombre du peuple Na’vi, jusqu’ici présenté comme vertueux et vivant en harmonie absolue avec la nature, à l’opposé des humains obnubilés par le pillage des ressources. Varang  se prend pour une reine mais est réduite au désespoir en voyant ses terres recouvertes de cendres, où toute forme de vie est vouée à disparaître, où chacun sombre dans la folie et la détresseÂ
, explique Oona Chaplin.
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Une fable écologiste
Encore une fois, les habitants de Pandora vont devoir résister au  peuple du cielÂ
, les humains de la RDA, qui préparent une nouvelle offensive.
Ils veulent tuer les Tulkuns, des créatures marines gigantesques et pacifiques douées de conscience, pour extraire de leur cerveau l’amrita, une substance à la valeur marchande considérable. L’histoire originale d’Avatar a été écrite par James Cameron en 1995 et  portait un message très environnemental, beaucoup plus explicitement, je pense, que les histoires suivantesÂ
, a déclaré le réalisateur, grand avocat de cette cause.
James Cameron  déchire vraiment le voile sur la façon dont cette corporation procède pour tuerÂ
les Tulkuns, révèle Sigourney Weaver, qui à 76 ans incarne Kiri, une adolescente Na’vi, fille adoptive de Jake et Neytiri. L’actrice dresse un parallèle avec notre monde où  nous ressentons l’urgence croissante, car l’océan souffreÂ
.
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Intelligence artificielle
Le tournage des deuxième et troisième films Avatar a eu lieu entre 2017 et 2018, sur 18 mois, bien avant l’explosion de l’intelligence artificielle générative.  Je ne suis pas négatif à propos de l’IA générative. Je voulais juste souligner que nous ne l’utilisons pas pour les films Avatar. Nous ne remplaçons pas les acteursÂ
, a-t-il souligné dans la presse américaine. Le réalisateur met un point d’honneur à défendre sa technique de  performance captureÂ
, inventée par ses soins, qui permet de capturer précisément l’interprétation et le jeu des acteurs qui prennent les traits des Na’vi à l’écran.
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Faiblesse du scénario ?
Comme pour les films précédents, les principales critiques s’attardent sur le scénario jugé simpliste, manichéen, voire répétitif.  J’ai juste eu environ cinq bonnes idées dans ma vie. Je me contente simplement de les réemballer sans cesseÂ
, s’est amusé James Cameron.