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La question du jour. La France doit-elle condamner les frappes des États-Unis contre le Venezuela ?... |
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La France doit-elle condamner les frappes des États-Unis contre le Venezuela ? © AFP
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi 3 janvier 2026 que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qui sera jugé aux États-Unis, après avoir lancé une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain.
La ministre de la Justice Pamela Bondi a expliqué sur X que M. Maduro et son épouse, dont on ignore où ils se trouvent,  feraient bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américainsÂ
, après les événements dramatiques de la nuit au Venezuela.
Mme Bondi a rappelé que le couple Maduro était inculpé devant un tribunal fédéral de New York pour des chefs de  narcoterrorismeÂ
et de  complot pour importation de cocaïneÂ
aux États-Unis.
 Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du paysÂ
, a écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.
Le président républicain doit donner une conférence de presse à 11 h (16 h GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu.
Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’est félicité d’une opération  remarquableÂ
ayant impliqué  une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldatsÂ
, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré ignorer où se trouve le président socialiste de 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et exigé des États-Unis  une preuve de vieÂ
du couple Maduro après cette opération spectaculaire.
En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leurs fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.
De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02 h du matin (06 h GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03 h 15 (07 h 15 GMT), a constaté l’AFP.
« J’ai pleuré »
Les explosions  m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé : ‘Mon Dieu, le jour est arrivé’, et j’ai pleuréÂ
, a raconté à l’AFP MarÃa Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.
Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.
Francis Peña, 29 ans, a lui  commencé à préparer […] un sac avec les affaires les plus importantes : passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On est déjà habillées, au cas oùÂ
, dit-il.
À fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements.
Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille.  Ils ont failli nous tuerÂ
, a expliqué l’un des résidents.
Caracas a dénoncé une  très grave agression militaireÂ
après les frappes que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque  de missilesÂ
.
 Le Venezuela rejette et dénonce […] la très grave agression militaire perpétrée par […] les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliensÂ
, a indiqué un communiqué du gouvernement.
 L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la NationÂ
, poursuit le communiqué.
Le gouvernement  appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisationÂ
, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro  a signé et ordonné […] l’état d’urgenceÂ
.
Déploiement massif
Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, sur les réseaux sociaux, l’armée américaine d’avoir  frappé des zones résidentiellesÂ
.
 Les forces envahisseuses […] ont profané notre sol […] allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentiellesÂ
, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de  train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux mortsÂ
.
Il a aussi promis  le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégraleÂ
.
L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient  comptésÂ
, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.
 Alerte générale, ils ont attaqué le VenezuelaÂ
, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion  immédiateÂ
de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la  légalité internationaleÂ
de cette  agressionÂ
.
Il a annoncé avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d’ agression contre la souverainetéÂ
de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.
« Les principes du droit international »
L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné  fermement l’attaque militaire américaineÂ
, que la Russie a jugée  profondément inquiétante et condamnableÂ
. Moscou a demandé des éclaircissements  immédiatsÂ
sur la situation de M. Maduro.
L’Espagne a  appelé à la désescalade et à la modérationÂ
et s’est dite  disposée à offrir ses bons officesÂ
. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont indiqué suivre la situation de près, avec inquiétude.
L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a  appelé à la retenueÂ
et rappelé qu’ en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectésÂ
. À Londres, le Premier ministre Keir Starmer a rappelé le respect des mêmes principes.
Inquiet de la  stabilité régionaleÂ
, le Mexique a condamné  avec la plus grande fermetéÂ
, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant  La liberté avance, vive la liberté, bordel !Â
du président argentin pro-trump, Javier Milei.