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La question du jour. L’origine des produits alimentaires est-elle suffisamment visible dans le commerce ?... |
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L’origine des produits est au cÅ“ur des débats, avec le Mercosur. © Archives AFP
Le patron du quatrième distributeur français, les Coopératives U, a affirmé qu’elles boycotteront les produits issus de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, qualifiant ce dernier de « Shein de la concurrence déloyale ».
Alors que le Parlement européen a approuvé ce mardi 16 décembre 2025, des mesures de protection renforcées pour les agriculteurs européens, afin de limiter l’impact éventuel de l’accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, en France, le sujet fait toujours autant débat. En plus des agriculteurs qui manifestent, le patron du quatrième distributeur français, les Coopératives U, a affirmé qu’elles boycotteront les produits issus de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
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« Le Shein de la concurrence déloyale »
Cette annonce intervient en plein bras de fer entre Bruxelles et Paris au sujet de cet accord de libre-échange avec quatre pays d’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), que la Commission européenne veut signer en fin de semaine malgré l’opposition de la France.  Nous n’achèterons pas ces produits s’ils devaient arriver en FranceÂ
, a déclaré le PDG de Coopératives U, Dominique Schelcher.  On n’achètera pas de produits d’Amérique du Sud à partir du moment où il y a les produits équivalents françaisÂ
, a-t-il dit sur RMC/BFMTV.  Le Mercosur c’est un peu le Shein de la concurrence déloyaleÂ
, a-t-il déclaré, en référence au géant asiatique de la vente en ligne, très critiqué.
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Sucre, riz, miel ou soja sud-américains…
 Quand on oblige des agriculteurs à produire avec un certain nombre de normes, de contraintes qui sont lourdes, mais que des produits sont susceptibles d’arriver avec des contraintes moindres, c’est une forme de concurrence déloyaleÂ
, a-t-il estimé.  Il faut se protégerÂ
, a dit Dominique Schelcher qui  espère que jeudi, il y aura la prise en compte des demandes de la France pour protéger aussi notre agricultureÂ
.
La France plaide pour un report en 2026 du vote prévu cette semaine au Conseil européen. Ce traité favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de spiritueux. En retour, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, ce qui alarme les filières.  Qu’il y ait des traités, des échanges internationaux sur un certain nombre de produits, oui. Mais on ne peut pas le faire au risque d’affaiblir nos producteurs et notre économieÂ
, selon Dominique Schelcher qui appelle  à acheter françaisÂ
, particulièrement pour les courses de Noël, pour soutenir les agriculteurs.