Accueil Info Info en continu La question du jour. Faut-il davantage contrôler les arrêts de travail prescrits par les médecins ?

La question du jour. Faut-il davantage contrôler les arrêts de travail prescrits par les médecins ?

...
photo  faut-il davantage contrôler les arrêts de travail prescrits par les médecins ?  ©  co - laurent combet 1

Faut-il davantage contrôler les arrêts de travail prescrits par les médecins ? © CO - LAURENT COMBET

Cabinets fermés, blocs opératoires à l’arrêt, manifestation… À partir de ce lundi 5 janvier et pour dix jours, les médecins libéraux sont appelés à faire grève contre « des politiques qui les piétinent », mouvement que leurs syndicats espèrent « massif », au risque de mettre en difficulté l’hôpital public.

Les médecins de ville et des cliniques protestent contre diverses mesures de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 adoptée le 16 décembre et plus largement des politiques qui  mettent en danger  leur  liberté d’exercice .

Parmi les griefs : un budget insuffisant face à des besoins croissants, un contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser  de façon autoritaire  les tarifs de certains actes, en  contournant  le dialogue social.

Les praticiens craignent aussi la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.

 Les remontées de terrain sont impressionnantes. Les médecins se sentent trahis. Le mouvement sera excessivement suivi, je n’ai pas vu ça depuis 30 ans , affirme Frank Devulder, président du syndicat CSMF.

D’après un « sondage flash » du syndicat, environ 85 % des adhérents prévoient de faire grève.

« Blocs opératoires arrêtés »

Tous les syndicats font front commun : les organisations professionnelles représentatives (Avenir Spé/Le Bloc, CSMF, FMF, MG France, SML, UFML), les étudiants (Isni, Isnar-Img, Anemf) comme la jeune génération (Jeunes Médecins, Médecins pour Demain).

Seul le SMG (syndicat de la médecine générale, non représentatif) voit dans ce mouvement la défense des  privilèges d’une corporation .

La grève devrait aller crescendo : dans les blocs des cliniques l’activité sera réduite dès lundi, et  arrêtée  à partir du 10 janvier, jour d’une grande manifestation prévue à Paris. Les chirurgiens, gynécologues-obstétriciens et anesthésistes-réanimateurs du syndicat Le Bloc prévoient même un « exil » symbolique du 11 au 14 janvier, à Bruxelles. Plus de 2 000 médecins doivent y participer.

 Du 10 au 14, il y aura, je pense, 80 % des blocs opératoires arrêtés , estime Lamine Gharbi, président de la fédération de l’hospitalisation privée (FHP) qui regroupe les cliniques.

La FHP  soutient et rejoint  la mobilisation, a écrit l’organisation dans un communiqué, dénonçant de son côté le gel annoncé des tarifs des prises en charge hospitalières, malgré l’inflation.

Les patients déjà hospitalisés continueront d’être soignés mais les personnes arrivant aux urgences ou à la maternité seront, sauf urgences vitales,  transférées vers l’hôpital public , selon les syndicats.

La grève pourrait ainsi mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.

« Du jamais vu »

 C’est la conséquence de politiques qui agressent les médecins , notamment le secteur 2 (praticiens conventionnés, avec dépassements d’honoraires), alors que les tarifs remboursés par l’Assurance maladie n’ont pour certains  pas évolué depuis les années 1990 , lance Bertrand de Rochambeau, président du Syngof (gynécologues-obstétriciens).

Du côté des médecins de ville, Jeunes médecins Ile-de-France a lancé une plateforme pour permettre aux grévistes de se déclarer, alors  qu’aucun outil public  ne les recense. Plus de 13 500 sont déjà enregistrés.

Certains fermeront totalement leur cabinet. D’autres se cantonneront aux seules urgences ou feront une  grève administrative , refusant par exemple de transmettre des données à l’Assurance maladie.

Une telle mobilisation,  c’est du jamais vu ,  les discussions entre médecins actuellement ne tournent qu’autour de ça , témoigne Alexis Bourla, président de Jeunes médecins IDF.

Le ministère de la Santé assure  suivre de près la situation . Les fermetures annoncées de cabinets et les déprogrammations d’opérations sont  recensées et anticipées , précise-t-il.

Dans le Quotidien du médecin puis dans une lettre ouverte, la ministre Stéphanie Rist a répété vouloir  renouer le dialogue , et promis d’ouvrir avec les médecins  un chantier sur les modes de rémunération .

Elle a souligné que des mesures très contestées avaient disparu, comme l’instauration d’une amende pour les médecins qui ne rempliraient pas le dossier médical partagé (DMP) des patients, censurée par le Conseil constitutionnel. Et promis de ne pas baisser des tarifs médicaux sans négociations.

 Insuffisant  pour les syndicats, qui attendent  des actes .

 
Courrier de l'Ouest  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Angers

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Interdire les enfants dans certains lieux : pour ou contre ? 28
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut